Bloquée partout : le téléphone, WhatsApp, Instagram, parfois l’adresse mail. Quand une femme me confie cela au temple de Sakété, au Bénin, je l’entends d’abord, sans rien lui faire payer. Puis son nom, sa date de naissance et la photographie de son visage me permettent de consulter le Fâ, l’art divinatoire du vodun que je sers, pour elle et pour ce qui la relie encore à lui.
Le Fâ montre ce qu’aucun bouton ne ferme : ce qui est resté ouvert entre vous. Si l’examen le justifie, je mène de mes mains, au temple, un travail pour vous et pour ce lien : offrandes, libations, prières adressées aux vodun de ma maison, veillée. Son blocage, je le respecte ; sa volonté, je ne la force pas ; je ne fixe aucune date ; et si le Fâ ne montre rien, vous ne me devez rien.
Je suis Wêtê Agbonon, Maître Luc pour ceux qui me consultent en France ; prêtre du vodun et bokonon du Fâ, j’ai plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. On me trouve en cherchant un marabout, parfois le soir même du blocage. Bloquée partout, on ne voit plus partir aucun message, son profil s’est effacé, et l’on se demande si l’on a encore le droit d’essayer.
Vous trouverez ici les quatre phrases d’un blocage et les gestes dignes qui leur répondent, les contournements que la loi punit, mes questions, le travail au temple, et de quoi vous protéger la nuit. Ces pages s’adressent à celle qui a été bloquée partout ; elles valent tout autant pour un homme bloqué par celle qu’il aimait.
- Quand on est bloquée partout, on reçoit quatre phrases sans un mot : ne m’écris plus, ne me regarde plus, ne passe pas par les miens, ne viens pas.
- À chacune répond un geste digne : aucun message, aucun compte, aucun messager, aucune visite.
- Bloquée partout, ne contournez pas : la loi punit les messages malveillants répétés, dès le deuxième, même anonymes, ainsi que le harcèlement moral.
- L’écoute et la consultation du Fâ sont sans frais ; si l’examen appelle un travail au temple, vous en connaissez le prix par écrit avant de décider, et son blocage reste intact.
- Nuits blanches, appétit perdu : votre médecin. Pensées suicidaires : le 3114. Coups, menaces : le 3919, ou le 17 s’il y a danger.
Bloquée partout : les quatre phrases du blocage, et les gestes dignes qui leur répondent
Quand votre ex vous a bloquée partout, il ne vous a rien dit, et pourtant son geste parle. Je l’entends en quatre phrases, que j’appelle les quatre phrases du blocage. À chacune répond un geste digne, qui vous protège autant qu’il le respecte.
Phrase 1 « Ne m’écris plus »
Ce que l’on me dit« Mes messages ne partent plus, mes appels sonnent dans le vide. Il m’a bloquée partout. »
C’est la voix qui se ferme : appels, SMS, messageries, courriels. On le devine plus qu’on ne l’apprend : pour l’iPhone, l’aide d’Apple précise que la personne bloquée n’en est pas informée, que ses messages ne sont pas remis, et qu’elle peut encore laisser un message vocal, sans notification pour celui qui a bloqué.
Ne plus écrire, par aucun chemin : ni autre numéro, ni numéro masqué, ni message vocal. Ce que vous brûlez de lui dire va dans une lettre que vous gardez.
Phrase 2 « Ne me regarde plus »
Ce que l’on me dit« Son profil a disparu pour moi. Alors je le regarde depuis le compte d’une amie. »
C’est la vitrine qui se ferme : profils, photos, stories. Ce que l’on aperçoit encore par un autre compte est arrangé pour être vu, tait ce qu’il vit, et rouvre la blessure à chaque visite. Celle qui regarde ainsi reste bloquée partout, et prisonnière d’un écran.
Ne plus regarder, par aucun compte. Masquez de votre côté ses proches, les albums partagés, les souvenirs que le téléphone ressort.
Phrase 3 « Ne passe pas par les miens »
Ce que l’on me dit« Sa cousine me répond encore, alors qu’il m’a bloquée partout. Je lui ai demandé de lui dire que je l’attends. »
C’est le cercle qui se ferme : sa famille, ses amis, ses collègues. Un message porté par une cousine reste un message, adressé à quelqu’un qui a tout fermé ; il place la messagère dans une position impossible, et les siens font bloc autour de lui.
Ne confier aucun message aux siens, et réserver vos confidences à une amie de votre cercle à vous.
Phrase 4 « Ne viens pas »
Ce que l’on me dit« Je connais l’heure à laquelle il sort du travail. Je pourrais l’attendre en bas. »
C’est le seuil : son domicile, son travail, ses lieux. Aucun bouton ne le ferme, et pourtant celui qui vous a bloquée partout vous dit aussi de ne pas venir. Une visite est le contournement le plus visible, et celui qui fait le plus peur.
Ne pas venir. Pour des affaires à récupérer, une remise organisée par une personne tierce.
Ces gestes se donnent par la conduite, sans un message : il les lira à ce qu’il cesse de recevoir.
Bloquée partout : ce que le blocage dit, et ce qu’il tait
Le blocage dit une chose, clairement : pas de contact, maintenant, par aucun chemin. Cette part est une décision, et elle se respecte. Il tait tout le reste : pourquoi, jusqu’à quand, ce qu’il ressent, s’il y a quelqu’un d’autre. Être bloquée partout fait souffrir de ce silence-là plus que du reste.
Le même bouton peut être pressé par des mains très différentes, que l’examen et mes questions aident à distinguer.
- Le bouclier. Il bloque pour ne pas répondre : le geste le protège de sa propre envie d’écrire.
- La colère. Un blocage jeté au milieu d’une dispute, levé parfois ensuite, maintenu parfois.
- La décision. La séparation est arrêtée, et il refuse la conversation qui la remettrait en jeu.
- La demande d’un autre. Une compagne, une mère, une famille qui a exigé la coupure. Je ne désigne jamais de coupable.
- La peur. Après une scène, des menaces, des messages en rafale : la partie consacrée aux violences dit ce qui change alors.
Bloquer partout oblige à passer d’une application à l’autre : le geste veut être complet. Il dit « nulle part », et il tait « jusqu’à quand ». Le guide pour savoir si c’est fini sépare la question qui lui appartient de celle qui vous appartient ; celui sur l’homme parti sans explication range ce blocage parmi les façons de partir, sous le nom de porte refermée.
Le mot sert aussi d’appât : des annonces proposent de lever, contre paiement et à date fixe, un « blocage » spirituel qui expliquerait que vous soyez bloquée partout.
Bloquée partout : sur quoi je consulte le Fâ, et les questions qui suivent
Le Fâ est consulté pour vous, et pour ce qui vous relie encore à lui. De vous, il me faut votre nom, votre date de naissance, puis une photographie de votre visage, qui compte dans ma tradition ; elle reste au temple, ni publiée ni confiée à quiconque. De lui, son prénom suffit, avec votre histoire. Je refuse sa photographie, gardée ou prise sur son profil par un autre compte : il ignore votre démarche, et son blocage vaut aussi pour son image.
Ce que le Fâ a fait apparaître, je le confronte ensuite à votre récit. Voici les questions que je pose à une femme bloquée partout.
- Les heures d’avant. Un message de vous, une photo qu’il a vue, un appel de sa mère ?
- L’ordre. A-t-il fermé le téléphone d’abord, ou les réseaux ? Le même soir, ou sur plusieurs jours ? L’ordre distingue un geste réfléchi d’un geste de colère.
- Les autres. A-t-il bloqué aussi votre sœur, vos amies, votre mère, ou vous seule ?
- La répétition. Vous avait-il déjà bloquée puis débloquée ? Combien de fois ?
- Ce qui vous relie. Un bail, un prêt, des clés, des papiers, un animal ?
- Les témoins. Qui, de son côté, connaissait votre visage ? Qui, du vôtre, connaissait le sien ?
- La peur. L’un de vous a-t-il eu peur de l’autre, un jour ?
Une sœur bloquée le même soir que vous, une clé jamais rendue, un blocage levé puis remis trois fois : chaque réponse change la lecture. La dernière question passe avant toutes : s’il y a eu peur, la sécurité vient d’abord.
Derrière le mur : ce que le Fâ peut montrer, et le travail que je mène
Le résultat tient en quelques lignes écrites. Le lien a pu rester ouvert derrière le mur, à un point précis : une parole donnée qui attend sa réponse, une dette, une place qu’une famille n’a jamais reconnue, la parole d’un tiers posée sur vous deux. Ce point-là se travaille au temple.
Il a pu aussi se refermer de son côté : je vous l’écris avec égards, sans proposer de travail pour forcer ce qu’il a clos, et le guide pour oublier son ex accompagne l’apaisement. L’examen peut encore montrer une répétition de votre côté, et le travail porte alors sur vous ; ou rien de mon ressort, et l’échange s’arrête là, sans frais.
Le travail au temple quand vous êtes bloquée partout
Ce travail, je le mène moi-même, au temple de Sakété, dans l’ordre de ma maison : consultation du Fâ, préparation, cérémonie, clôture. Pour une femme bloquée partout, la cérémonie porte sur ce que l’examen a désigné. J’y présente les offrandes aux vodun de ma maison, j’y verse la libation, et je dis votre nom dans la prière. Une veillée, si le Fâ l’exige, me garde au temple jusqu’à l’aube.
Rien de ce travail ne passe par son téléphone, ses comptes ou ses proches : son blocage est respecté du premier geste au dernier. Mes prières portent sur ce qui est resté ouvert et sur votre apaisement ; sa volonté reste entière, et aucune date ne vous sera donnée. La page des rituels présente ces quatre temps. Chez vous, rien à reproduire : ce savoir se reçoit d’un maître, dans une maison, avec ses interdits. Vous, pendant ce temps, vous tenez les quatre gestes dignes.
Comment se déroule un travail avec moi, étape par étape
Huit étapes, dans cet ordre ; aucune ne vous engage avant une proposition écrite.
- Le récit du jour où vous avez été bloquée partout. Le dernier échange, ce qui l’a précédé, ce qui reste entre vous ; c’est moi qui lis et qui réponds.
- La sécurité de chacun, avant tout. Si l’un de vous a eu peur de l’autre, le 17 et le 3919 passent avant moi.
- Trois choses de vous, une de lui. Votre nom, votre date de naissance, votre photographie ; de lui, son seul prénom. Je ne reçois que des personnes majeures.
- Le Fâ, consulté au temple de Sakété. Sur vous et sur le lien, sans que cela vous coûte rien.
- Ce qu’il a montré, puis mes questions. Les heures d’avant, l’ordre des blocages, ce qui vous relie encore.
- Une proposition écrite, si un travail se justifie. Les gestes, le lieu, la main qui les accomplit, et un prix fixé avant la moindre dépense, qui ne bougera plus.
- Une nuit entre ma proposition et votre réponse. Le choc d’un blocage pousse à décider vite ; le matin décide mieux.
- Le travail au temple, puis son compte rendu. Je vous raconte chaque temps, et vous pouvez m’écrire ensuite.
Quelqu’un vous a déjà fait payer pour vous « débloquer » ? Dites-le dès votre premier message : je vous écouterai sans rien demander, et je ne proposerai aucun travail payant tant que l’autre praticien vous presse.
« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »
Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Contourner un blocage : ce que dit la loi, et ce qu’il en perçoit
Quand on est bloquée partout, la tentation est de trouver le chemin qui reste. Le Code pénal vise les appels et messages malveillants qui se répètent pour troubler la tranquillité de leur destinataire, par SMS, réseau social ou e-mail. La fiche du service public consacrée aux appels et messages malveillants précise que le délit est retenu dès le deuxième, même si l’auteur reste anonyme et même si aucune communication n’a eu lieu ; il encourt un an d’emprisonnement et une amende.
Le harcèlement moral est puni aussi : des propos ou comportements répétés qui dégradent les conditions de vie de l’autre et atteignent sa santé. La fiche de justice.fr sur le harcèlement moral précise qu’il suffit que les agissements aient eu cet effet, même sans l’avoir voulu, et que plusieurs personnes agissant de concert peuvent être poursuivies sans que chacune ait agi de façon répétée. Des amies qui lui écrivent une fois chacune, à votre demande, peuvent entrer dans ce cas.
De son côté, il peut déposer une main courante : selon la fiche du service public sur la main courante, la police ou la gendarmerie consigne les faits, la personne visée n’en est pas avertie, et la déclaration peut servir plus tard de début de preuve.
Bloquée partout : les contournements, un par un
| Ce que l’on tente | Ce qu’il en perçoit | Le geste digne |
|---|---|---|
| Un autre numéro, un numéro masqué. | Un appel qu’il ne peut pas filtrer : de l’inquiétude, parfois de la peur. | Aucun appel. Les mots vont dans la lettre gardée. |
| Un compte neuf, ou celui d’une amie. | La preuve que son blocage n’est pas respecté ; il garde les captures. | Aucun compte. Vous masquez ce qui vous ramène à lui. |
| Un message confié à sa sœur, à un ami. | Une pression qui passe par les siens, et qu’ils lui rapportent. | Aucun messager. Vos confidences vont à une amie à vous. |
| Guetter sa sortie, chez lui ou au travail. | Une intrusion, qui peut finir en main courante. | Aucune visite. Les affaires passent par un tiers. |
| Une lettre glissée sous sa porte, un cadeau d’anniversaire. | Un message de plus, qui réclame une réponse qu’il a déjà donnée. | Rien d’envoyé. Le geste se garde pour vous. |
Je respecte son blocage, et je vous demande de le respecter aussi : chaque contournement lui donne une raison de plus de tenir son mur.
Ce qui reste permis, et digne, quand on est bloquée partout
Être bloquée partout laisse une marge, plus large qu’on ne le croit le premier soir.
- Écrire, sans envoyer. Le guide pour écrire une lettre à son ex distingue la lettre que l’on garde, la lettre juste et la lettre d’adieu ; tant que tout est bloqué, la première est la vôtre.
- Régler ce qui doit l’être. Un bail, des clés, des papiers : un seul courrier factuel, ou une personne tierce acceptée des deux côtés. Pour une somme prêtée qui ne revient pas, le conciliateur de justice, gratuit, cherche un accord en tiers neutre ; ce qui touche un enfant commun relève du juge aux affaires familiales.
- Prévenir les amis communs. Une phrase suffit : vous ne leur demanderez rien.
- Prier, selon votre foi. Pour lui, pour vous, pour la paix de ce qui reste.
- Consulter. L’écoute et la consultation du Fâ sont sans frais, et laissent son blocage intact. Pour engager un travail, le guide sur le marabout pour récupérer son ex donne le bon moment : pas dans les jours qui suivent la rupture.
Attendre sans guetter est permis, ne plus attendre aussi : le guide mon ex va-t-il revenir explique pourquoi aucun pronostic de retour n’est fiable.
Bloquée partout : vous protéger, vous, la nuit et sur les réseaux
Quand on est bloquée partout, le téléphone devient un lieu où l’on attend. Rendez-le moins habitable, la nuit surtout.
- La nuit. Le téléphone dort hors de la chambre, un réveil ordinaire le remplace, le mode « ne pas déranger » s’allume dès le soir.
- La conversation. Archivée, sortie des favoris : chaque relecture refait le chemin jusqu’au dernier message, sans rien de neuf.
- Les réseaux. Masquez ses proches et les groupes communs pour un temps. Si vérifier devient une habitude, le bloquer à votre tour peut aider : faites-le pour vous, sans l’annoncer.
- Les partages. Localisation, albums communs, comptes de streaming, mots de passe qu’il connaît : coupez ce qui dépend de vous, et ne regardez pas ce qui dépend de lui.
- Le corps. Santé.fr conseille de se coucher chaque soir à peu près à la même heure, et de bouger dans la journée.
Le guide sur le silence radio distingue le silence qui soigne de celui qui calcule ; quand on a été bloquée partout, seul le premier vous appartient.
Quand le blocage suit une violence, ou quand c’est vous qui avez dû bloquer
Si le blocage a suivi des coups, des menaces ou une peur
Si vous avez été bloquée partout après des coups, des menaces, des humiliations ou une surveillance de sa part, n’essayez pas de renouer : votre sécurité passe avant le lien. Le 3919 vous écoute, vous informe et vous oriente, sans frais, de jour comme de nuit ; face à un danger, le 17, ou un SMS au 114.
Si c’est vous qui avez eu un geste violent ou menaçant, son blocage est sa protection : le respecter entièrement est la seule réparation possible pour l’instant.
Si c’est vous qui avez dû bloquer quelqu’un de dangereux
Il crée des comptes, change de numéro, passe par vos proches, se présente chez vous : ne répondez pas, et gardez des preuves datées, comme le demande la fiche du service public sur le cyberharcèlement. Vous pouvez porter plainte, et saisir le juge aux affaires familiales pour obtenir une ordonnance de protection : selon justice.fr, elle vise les violences dans un couple actuel ou ancien, même sans plainte ni vie commune, et le juge peut notamment interdire à l’autre d’entrer en contact avec vous. La fiche sur les violences conjugales détaille les démarches.
Dans ces situations, je vous écoute gratuitement, et je ne conduis aucun travail pour renouer un lien marqué par la violence ; le guide sur la relation toxique décrit comment crises et accalmies s’enchaînent.
Quand être bloquée partout relève d’abord du médecin ou des secours
Être bloquée partout peut user le corps : nuits hachées, repas sautés, plus d’envie de sortir. Santé.fr parle d’insomnie chronique quand les mauvaises nuits reviennent au moins trois fois par semaine depuis au moins trois mois ; si la fatigue vous empêche déjà de travailler, n’attendez pas ce seuil. Une tristesse presque quotidienne depuis deux semaines au moins, avec une perte d’intérêt pour tout, figure parmi les signes d’un épisode dépressif selon l’Assurance maladie, qui juge alors indispensable l’évaluation par un médecin. Consulter le Fâ ne dispense d’aucun soin, et un traitement commencé se poursuit.
Les numéros, en France :
- Si l’idée de mourir vous traverse : le 3114, ligne nationale de prévention du suicide, gratuite à toute heure ; un soignant formé vous répond, et l’on peut appeler pour un proche.
- Si vous avez peur de lui : le 3919, qui écoute et oriente ; pour une urgence, le 17.
- Si le danger est là : le 17, le 112 depuis un autre pays d’Europe, ou un SMS au 114.
- Pour une urgence médicale : le 15.
La liste complète figure sur la page du service public des numéros d’urgence et d’écoute. Le danger écarté, revenez vers moi pour ce qui relève du Fâ.
Questions fréquentes : bloquée partout par son ex
Pourquoi mon ex m’a-t-il bloquée partout ?
Quand un ex vous a bloquée partout, son geste dit une seule chose avec certitude : pas de contact, maintenant. Il peut venir d’une colère, d’une décision prise, de la demande d’un proche, d’une peur, ou du besoin de se protéger de sa propre envie de répondre. L’examen du Fâ et mes questions aident à distinguer ces cas.
Mon ex m’a bloquée partout : est-ce que c’est fini ?
Quand on est bloquée partout, rien n’indique la durée du blocage, et je ne vous donnerai aucune date. Le Fâ montre l’état du lien derrière le mur : resté ouvert quelque part, ou clos du côté de celui qui a bloqué. Dans le second cas, je vous l’écris avec égards, et je ne vous propose aucun travail.
Puis-je lui écrire d’un autre numéro ou d’un autre compte ?
Non. Quand on est bloquée partout, chaque autre chemin contourne une décision claire, et la loi punit les appels et messages malveillants répétés, dès le deuxième, même anonymes. Écrivez ce que vous avez à dire, et gardez-le.
Que risque-t-on à contourner un blocage ?
Selon le service public, les appels et messages malveillants répétés exposent à un an d’emprisonnement et à une amende. Le harcèlement moral est puni lui aussi, y compris quand plusieurs personnes agissent ensemble. Celui qui vous a bloquée partout peut aussi déposer une main courante, sans que vous en soyez avertie.
Un marabout peut-il faire revenir un ex qui m’a bloquée partout ?
Si l’examen du Fâ le justifie, je mène moi-même un travail au temple, sur ce qui est resté ouvert et pour votre apaisement : offrandes, libations aux vodun de ma maison, prières, veillée. Rien ne passe par son téléphone ni par ses proches. Sa volonté lui appartient : je n’annonce ni retour ni date.
Faut-il vous envoyer sa photographie ?
Non. Le Fâ se consulte sur vous : nom, date de naissance, et votre propre photographie, parce que dans ma tradition le visage compte ; pour le lien, son prénom me suffit. Une femme bloquée partout n’a donc pas à chercher son image sur un autre compte. Votre photographie reste au temple, et je n’accepte aucune image intime.
Combien coûte un travail au temple ?
Vous ne payez ni l’écoute ni la consultation du Fâ. Quand l’examen justifie un travail au temple, son prix vous parvient par écrit avant la moindre dépense, et il restera le même. Prenez une nuit avant de répondre. Et si le Fâ ne montre rien de mon ressort, vous repartez sans rien devoir.
Et si c’est moi qui ai dû bloquer quelqu’un de dangereux ?
Ne répondez à aucun contournement et gardez des preuves datées. Vous pouvez porter plainte, et solliciter une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales, même sans plainte et sans avoir vécu ensemble. Le 3919 écoute et oriente ; en danger, le 17, ou un SMS au 114.
En résumé
- Quand on est bloquée partout, le geste dit quatre phrases : ne m’écris plus, ne me regarde plus, ne passe pas par les miens, ne viens pas.
- À chacune répond un geste digne : aucun message, aucun compte, aucun messager, aucune visite ; un tiers pour les affaires matérielles.
- Bloquée partout, on ne contourne pas : la loi punit les messages malveillants répétés, même anonymes, et le harcèlement moral.
- Le Fâ est consulté sans frais, pour vous et pour le lien ; si l’examen le justifie, je mène le travail au temple en respectant son blocage, sans forcer personne ni fixer de date.
- Le sommeil ou la tristesse qui ne passent pas : votre médecin. Des pensées de suicide : le 3114. Des coups ou des menaces : le 3919, et le 17 si le danger est immédiat.

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.
Dites-moi le dernier message, le jour du blocage, et ce qui reste entre vous. C’est moi qui vous lis ; le Fâ est consulté pour vous et pour ce qui vous relie à lui, puis je vous écris sans détour ce qu’il montre. Son blocage, lui, reste respecté.
Écrire à Maître LucLigne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.








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