Retour affectif après une infidélité : les trois déchirures, et ce qui peut se reprendre

Au temple de Sakété, au Bénin, toute demande de retour affectif après une infidélité commence par une écoute, gratuite et sans jugement, que vous ayez trompé ou que vous ayez été trompée. Je consulte ensuite le Fâ, l’art divinatoire du vodun ; il se pose sur vous d’abord, d’après votre nom, votre date de naissance et votre photographie, puis sur le lien. Il montre ce que la tromperie a déchiré : une parole donnée, une promesse faite devant les familles, la confiance de chaque jour. Il montre aussi ce qui peut se reprendre.

Si l’examen montre une déchirure qui peut se reprendre, je conduis moi-même un travail au temple pour votre lien et pour vous : je présente des offrandes, je verse des libations, je prie les vodun de ma maison et, s’il le faut, je veille la nuit. Je ne travaille jamais contre la personne avec qui la tromperie a eu lieu, je ne sépare personne, je ne contrains la volonté de personne, et je n’annonce aucune date.

Je suis Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, connu en France sous le nom de Maître Luc. Voilà plus de trente ans que je sers au temple de Sakété, et je suis apparu dans un reportage de France 24. On m’écrit d’Europe et du Canada en cherchant un marabout, le soir d’un aveu ou au lendemain d’une découverte, avec une question : un retour affectif après une infidélité est-il encore possible ?

Ce guide suit les deux situations que l’on vit après une infidélité : vous avez été infidèle et il est parti ; il a été infidèle et il est parti, parfois pour la personne avec qui il vous a trompée. J’écris « il » pour la personne partie ; tout vaut aussi quand c’est elle.

L’essentiel en trente secondes
  • Après une infidélité, trois déchirures : la parole donnée, la promesse faite devant les familles, la confiance de chaque jour.
  • Deux chemins distincts, selon que vous avez trompé ou que vous avez été trompée.
  • Rien à payer pour l’écoute ni pour l’examen du Fâ ; si un travail au temple se justifie, son prix vous est écrit avant toute dépense.
  • Aucun travail contre la tierce personne, aucune séparation, aucune date annoncée.
  • Ce qui aide après une infidélité : l’aveu entier, des excuses sans condition, une seule lettre, le temps.
  • Tristesse qui dure, sommeil perdu : le médecin. Pensées de mort : le 3114. Jalousie qui fait peur, violence : le 3919, et en urgence le 17.

Retour affectif après une infidélité : deux situations, deux chemins

Une demande de retour affectif après une infidélité commence par une question : qui a trompé ? La réponse change ce que vous pouvez faire, ce que je regarde, et ce qui peut se reprendre.

Situation 1 Vous avez été infidèle, et il est parti

Ce que l’on m’écrit

« J’ai tout avoué. Il a fait sa valise le soir même, et depuis il ne répond plus. »

Celui qui a trompé porte la peine et la faute. Il voudrait réparer vite, et chaque message de trop referme un peu la porte.

Ce que je regarde

La parole rompue, et ce qui l’avait affaiblie avant la faute : un lien fatigué, une répétition dans votre famille, une promesse faite trop vite. Et si le lien reste ouvert de son côté.

Situation 2 Il a été infidèle, et il est parti

Ce que l’on m’écrit

« Il m’a trompée pendant des mois, puis il est parti. Aujourd’hui, il vit avec elle. »

La blessure est double : la trahison, puis l’abandon. Si la personne avec qui il vous a trompée fait partie de votre entourage, l’humiliation s’y ajoute. On voudrait qu’il revienne, et parfois qu’elle paie.

Ce que je regarde

La promesse qu’il vous avait faite, et ce qu’elle laisse ouvert : des enfants, un logement, des familles qui s’étaient rencontrées. Mon travail porte sur vous et sur ce lien.

Après une infidélité, les deux situations se croisent parfois : deux tromperies dans le même couple, ou une trahison apprise après la rupture. L’examen dit par où commencer.

Les trois déchirures : ce qui se brise après une infidélité, et ce qui se reprend

Au temple, je regarde une union comme tenue par trois paroles : celle que l’on se donne à deux, celle que l’on donne devant les familles, celle que l’on tient chaque jour sans la redire. Une tromperie les déchire toutes, à des profondeurs différentes : ce sont les trois déchirures. En couture, une reprise répare un tissu fil à fil ; le mot dit bien le travail qui se fait après une infidélité.

Déchirure 1 La parole donnée

Ce qui s’est déchiré

« Toi et personne d’autre », « nous deux » : une parole dite sans autre témoin que vous. Après une infidélité, celui qui a été trompé doute de tout ce qui a été dit avant.

Ce qui se reprend

Une parole neuve, dite par celui qui a manqué : ce qui s’est passé, depuis quand, et que c’est terminé. Une fois, entièrement, sans rejeter la faute sur personne.

Déchirure 2 La promesse devant les familles

Ce qui s’est déchiré

Quand vos familles se sont rencontrées, quand une dot a été remise, quand des anciens ont béni l’union, la promesse a des témoins, et la honte gagne les deux maisons.

Ce qui se reprend

Des excuses portées à ceux qui avaient reçu la promesse, s’ils savent : aux aînés, par celui qui a manqué, accompagné d’un parent s’il le faut. Si l’union n’avait jamais été présentée, cette déchirure ne s’ouvre pas.

Déchirure 3 La confiance de chaque jour

Ce qui s’est déchiré

Un téléphone retourné sur la table, un retard, un prénom : après une infidélité, tout devient indice. L’un guette, l’autre se sent accusé, et le soupçon s’installe.

Ce qui se reprend

Des actes que l’autre peut constater, semaine après semaine, et du temps. La confiance revient au rythme de la personne blessée, qui reste libre de ne pas la redonner.

Les trois déchirures ne s’ouvrent pas toujours ensemble. L’examen du Fâ dit laquelle pèse le plus, et ce qui peut s’y reprendre.

Vous avez trompé, il est parti : votre part après une infidélité

Après une infidélité de votre part, l’envie de tout réparer dans la nuit est forte. Les messages se suivent, les promesses grossissent, et celui qui est parti y lit surtout votre peur. Votre part tient en quelques gestes, tenus dans la durée.

  • L’aveu entier. Une vérité livrée par morceaux rouvre la blessure à chaque morceau. Dites ce qui s’est passé une fois, sans détails qui humilient, et répondez à ses questions.
  • Des excuses sans condition. « Je t’ai trompé, je t’ai fait mal, je le regrette. » Un « oui, mais » efface ce qui précède.
  • La fin de l’autre relation. Terminée, et dite comme telle, sans charger l’autre personne.
  • Une seule lettre. Écrite à tête reposée, relue au matin, envoyée une fois ; pour la rédiger, appuyez-vous sur le guide consacré à la lettre à son ex. Ensuite, le silence.
  • Le temps de l’autre. Sa colère et ses questions répétées font partie de la reprise après une infidélité. Le presser referme la porte.

De mon côté, le Fâ posé sur vous et sur le lien montre la déchirure qui compte, et ce qui avait affaibli votre parole avant la faute. Quand un travail se justifie, je prie au temple pour vous, par votre nom, et pour le lien, afin que votre parole retrouve son poids. Celui qui est parti reste libre de vous croire, et de revenir.

Il a été infidèle et il est parti, parfois pour elle

Quand c’est lui qui a trompé, puis qui est parti, deux désirs arrivent ensemble : qu’il revienne, et que l’autre personne paie. J’accueille le premier. Pour le second, ma règle est ferme : je ne travaille jamais contre la personne avec qui il vous a trompée, et je ne sépare jamais deux personnes.

La parole donnée était entre vous deux ; après une infidélité, c’est là que je regarde. Un travail contre elle blesserait quelqu’un qui ne vous avait rien promis, sans rien vous rendre. L’examen dit si le lien reste ouvert de son côté, et par quoi : des enfants, un logement, des familles qui s’étaient rencontrées, une promesse sans réponse.

Il peut aussi montrer un lien refermé. Je vous le dis alors avec douceur, et nous parlons de la paix à retrouver, avec l’aide du guide pour oublier son ex. Quand un travail se justifie, il porte sur vous et sur ce lien : votre paix, votre sommeil, ce qui peut encore se reprendre.

Prenez soin de vous : vos nuits, vos proches, et un dépistage après une infidélité, même si vous n’avez rien à vous reprocher. S’il revient un jour, il reviendra de son propre mouvement, après avoir mis fin à l’autre relation, et c’est à vous de poser vos conditions.

Ce que l’examen du Fâ éclaire après une infidélité

Le Fâ se pose sur vous, à partir d’une photographie où l’on voit bien votre visage, qui compte dans ma tradition, de votre nom et de votre date de naissance. Cette photographie ne quitte pas le temple ; elle n’est ni publiée ni transmise. Le prénom de celui qui est parti et le récit de votre histoire me suffisent pour regarder le lien. Je refuse sa photographie et celle de la tierce personne, qui ignorent votre démarche, ainsi que toute photographie intime : le guide faut-il donner une photo à un marabout explique pourquoi.

Je vous pose ensuite des questions nées de l’examen, qui vont là où l’on ne regarde pas seul après une infidélité.

  • La découverte. Comment la tromperie s’est-elle sue : un aveu, un message trouvé, la bouche d’un tiers ? Qui savait avant vous ?
  • Les témoins. Vos familles s’étaient-elles rencontrées ? Une dot, une bague, une bénédiction des anciens avaient-elles scellé la promesse ?
  • Les mois d’avant. Que traversait le couple : une naissance, un deuil, un départ, une dette ?
  • La tierce personne. Fait-elle partie de votre entourage ? Lui a-t-on écrit, de votre part ou en votre nom ?
  • La répétition. Votre père, votre mère, une grand-mère ont-ils vécu la même trahison, ou l’ont-ils fait vivre ?
  • Les paroles d’après. Qu’a-t-on dit et promis depuis, et à qui : à ses parents, aux vôtres, aux enfants ?
  • Votre état. Dormez-vous ? Mangez-vous ? Un praticien vous a-t-il déjà fait payer pour le faire revenir, ou pour les séparer ?

Une seule réponse peut déplacer tout l’examen : une tromperie survenue dans les semaines qui ont suivi un deuil, une promesse que les familles n’avaient jamais reçue, une trahison qui revient d’une génération à l’autre. On voit alors ce qui s’est déchiré, et ce qui peut se reprendre après une infidélité.

Ce que je conduis au temple après une infidélité

Quand l’examen montre une déchirure qui peut se reprendre, je vous propose un travail, que je conduis de mes mains au temple de Sakété. La préparation vient d’abord : les offrandes, les plantes et la boisson des libations, réunies selon ce que le Fâ a demandé pour ce lien.

Face aux vodun de ma maison, je fais les libations, je dépose les offrandes, puis je leur dis ce que le Fâ a révélé : la parole rompue, la promesse blessée devant les familles, la confiance perdue. Je prie pour le lien, et pour vous, par votre nom : si vous avez été trompée, pour votre paix et votre sommeil ; si vous avez trompé, pour que votre parole retrouve son poids. Si le Fâ demande une veillée, je passe la nuit au temple.

Le travail se clôt selon les règles de ma maison ; vous recevez ensuite, par écrit, le récit de ce qui a été fait. Celui qui est parti reste libre, et la tierce personne aussi. La page consacrée aux rituels présente les quatre temps d’une cérémonie. Rien n’est à refaire chez vous : ces gestes s’apprennent dans une maison, de la bouche de celui qui les a reçus, avec leurs interdits.

Comment se déroule un travail avec moi, étape par étape

Du premier message au compte rendu, voici l’ordre que je suis. Aucune étape ne vous engage tant que vous n’avez pas lu le cadre écrit.

  1. Vous me dites qui a trompé, et comment cela s’est su. Je vous lis moi-même, sans juger.
  2. Je m’assure que vous êtes en sécurité. Danger, menace, détresse : les secours et le médecin passent avant moi.
  3. Vous m’envoyez votre photographie, votre nom et votre date de naissance, avec son prénom. Aucune autre photographie.
  4. Au temple de Sakété, je consulte le Fâ pour vous et pour le lien. Cet examen ne vous coûte rien.
  5. Vous recevez le compte rendu, puis mes questions. Vous apprenez quelle déchirure compte.
  6. Quand un travail se justifie, vous le recevez par écrit. Ce qui sera fait, où, de quelles mains, et le prix, arrêté avant toute dépense et inchangé ensuite.
  7. Vous prenez une nuit avant de répondre. Après une infidélité, une décision prise le soir de la découverte mérite d’être relue au matin.
  8. Le travail accompli, je vous en fais le compte rendu par écrit. Vous pouvez m’écrire ensuite.

Un autre praticien vous a déjà fait payer, après une infidélité, pour qu’il revienne ou pour les séparer ? Dites-le dans votre premier message : je vous écoute sans rien demander, et je ne propose aucun travail payant tant que dure cette pression.

Mon engagement

« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »

Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Les gestes humains qui comptent après une infidélité

Le travail au temple accompagne des gestes que vous seul pouvez faire. Les voici, pour les deux situations.

Le gesteSi vous avez trompéSi vous avez été trompée
L’aveuTout dire une fois, sans détails qui blessent, puis répondre aux questions.Demander ce que vous avez besoin de savoir, puis arrêter l’enquête.
Les excusesLes dire sans « mais », sans exiger de réponse.Les entendre sans devoir répondre : le pardon vous appartient.
La lettreUne seule, relue au matin, qui nomme le mal fait.Une seule si vous avez besoin de dire votre peine, sans insulte.
Le tempsLaisser à l’autre le sien, sans ultimatum.Prendre le vôtre : aucune décision le soir de la découverte.
Le conseil conjugalLe proposer, sans l’imposer.Y aller quand vous le voulez tous les deux, ou seule d’abord.
Les prochesNe pas les envoyer plaider votre cause.Choisir une personne de confiance, et garder le reste pour vous.
La santéUn dépistage après une infidélité, et le lui dire.Un dépistage aussi, sans attendre ses explications.

Un conseiller conjugal et familial reçoit le couple, ou l’un des deux seul ; son aide compte quand, après une infidélité, la parole tourne en rond. Si vous vivez encore sous le même toit, le guide pour sauver son couple la détaille.

Ce que l’on ne fait pas après une infidélité, même blessé

Après une infidélité, la colère cherche une cible. Certains gestes la soulagent une heure et ferment la porte pour longtemps.

  • Menacer. Lui, sa famille, l’autre personne, ou vous-même pour le faire revenir. Une menace se garde et se montre, et elle finit par accuser celui qui l’a écrite. Si vous pensez à vous faire du mal, le 3114 répond à toute heure.
  • Humilier. Raconter sa faute à ses collègues, aux enfants, sur un réseau social. Celui qu’on humilie se ferme, et les enfants portent ce qu’on leur confie.
  • Exposer la tierce personne. Publier son nom, ses photos, ses messages, écrire à son employeur. Une insulte postée sur un compte ouvert à tous est une injure publique, punie d’une amende : la fiche du service public sur l’injure le précise. Des messages répétés pour l’humilier ou l’intimider peuvent relever du cyberharcèlement.
  • Espionner. Lire ses messages en cachette, suivre ses trajets : chaque découverte en appelle une autre, et le sommeil s’en va.
  • Payer pour séparer. Un praticien qui propose, après une infidélité, de briser leur couple ou de « punir » l’autre personne vend votre colère. Je refuse ces demandes, et je vous écoute quand même.

Retour affectif après une infidélité : ce qui le rend possible

Vous voulez qu’il revienne après une infidélité, et ce vœu est légitime. Au temple, un lien se reprend là où il s’est déchiré : une parole neuve, des excuses portées devant ceux qui avaient reçu la promesse, des actes tenus dans la durée. C’est sur ces trois points que je prie les vodun de ma maison, et c’est là aussi que vous avez votre part.

Un retour qui tient après une infidélité se reconnaît à quelques signes : l’autre relation est finie et dite comme telle, la vérité a été dite entière, chacun laisse à l’autre son temps. S’il revient, ce sera de lui-même. Une annonce qui vous promet son retour à une date précise ne connaît ni lui, ni vous, ni ce qui s’est déchiré.

Les trois retours sont décrits dans le guide consacré au retour de l’être aimé ; celui pour faire revenir son ex distingue ce qui dépend de vous ; celui sur le marabout pour un retour affectif aide à choisir à qui écrire. S’il est parti sans un mot, lisez il est parti sans explication. Si la tromperie s’accompagne de contrôle, d’humiliations ou de peur, le guide sur la relation toxique passe avant tout le reste.

Ce que je tiens dans tous les cas

  • Envers la personne partie. Elle reste libre : je ne contrains sa volonté d’aucune façon.
  • Envers la tierce personne. Aucun travail contre elle, aucune séparation.
  • Envers vous. Aucune date annoncée, un prix écrit avant toute dépense, votre photographie gardée au temple.
  • Envers votre argent. Je ne prends votre argent que si je peux agir, et jamais juste après un paiement fait ailleurs, sous pression.
  • Envers la loi et la pudeur. Des personnes majeures seulement, et aucune photographie intime.

Quand le chagrin relève d’abord du médecin ou des secours

Après une infidélité, les deux peuvent sombrer : la personne trompée, et celle qui a trompé, rongée par la faute. Tristesse presque toute la journée, sommeil haché, culpabilité qui écrase, intérêt qui s’éteint : quand ces signes reviennent presque chaque jour pendant deux semaines ou plus, l’Assurance maladie les range parmi ceux d’un épisode dépressif, et sa page consacrée aux symptômes de la dépression juge indispensable l’avis d’un médecin. Si vous suivez un traitement, gardez-le, et parlez de vos nuits à votre médecin.

Un dépistage des infections sexuellement transmissibles est un geste de prudence après une infidélité, pour l’un comme pour l’autre. Le test du VIH se fait gratuitement en laboratoire, sans ordonnance ni rendez-vous ; ceux de la chlamydia, du gonocoque, de la syphilis et de l’hépatite B aussi, gratuits avant 26 ans, puis remboursés en partie par l’Assurance maladie, la complémentaire santé prenant le reste. Les CeGIDD dépistent gratuitement : la page de Santé.fr où se faire dépister gratuitement le détaille. Votre médecin vous dira quels tests faire, et quand.

  • Pensées de mort, pour vous ou pour un proche : le 3114, numéro national gratuit et ouvert à toute heure, consacré à la prévention du suicide ; un soignant formé vous répond.
  • Jalousie qui fait peur, violences : le 3919 répond aux femmes victimes de violences et aux témoins, les écoute et les oriente, anonymement et gratuitement, jour et nuit ; il ne prend pas en charge les urgences.
  • En cas de danger immédiat : appelez le 17, ou le 112 partout dans l’Union européenne ; envoyez un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler.

Si c’est votre propre jalousie qui vous fait peur, parlez-en sans attendre à votre médecin. Quand vous êtes en sécurité, écrivez-moi. La fiche du service public sur les numéros d’urgence les rassemble tous.

Questions fréquentes : retour affectif après une infidélité

Un retour affectif est-il possible après une infidélité ?

Il devient possible quand ce qui s’est déchiré peut se reprendre : une parole neuve, des excuses portées à ceux qui avaient reçu la promesse, une confiance rebâtie par des actes. L’examen du Fâ montre si le lien reste ouvert. Avant l’examen, je n’annonce aucun retour ; chacun reste libre.

J’ai trompé et il est parti : que faire ?

Après une infidélité de votre part : la vérité entière, une fois ; des excuses sans condition ; la fin de l’autre relation, dite clairement ; une seule lettre, puis son temps à lui. L’examen du Fâ, gratuit, dit ensuite ce qui peut se reprendre.

Il m’a trompée et il vit avec elle : pouvez-vous les séparer ?

Non. Je ne sépare jamais deux personnes, et je ne travaille jamais contre celle avec qui il vous a trompée. Quand l’examen le justifie, mon travail au temple vous concerne, vous et le lien qui vous unissait. S’il revient, ce sera par sa propre décision.

Que regarde l’examen du Fâ après une infidélité ?

Laquelle des trois déchirures pèse le plus : la parole donnée, la promesse faite devant les familles, la confiance de chaque jour. Il regarde aussi ce qui avait affaibli le lien avant la tromperie, une répétition dans la lignée, et si le lien reste ouvert de son côté.

Faut-il vous envoyer sa photo, ou celle de l’autre personne ?

Non. Le Fâ se pose sur vous, avec votre nom, votre date de naissance et votre photographie, qui reste au temple. Le prénom de celui qui est parti suffit pour le lien. Je refuse la photographie de toute personne qui ignore la démarche, et toute photographie intime.

Combien de temps faut-il pour retrouver la confiance après une infidélité ?

Je n’annonce aucune date. La confiance revient au rythme de la personne blessée, par des actes qu’elle peut constater. Un conseiller conjugal et familial peut vous aider tous les deux quand la parole tourne en rond.

Combien coûte un travail au temple après une infidélité ?

Rien pour l’écoute ni pour l’examen du Fâ. Si un travail se justifie, son prix vous est écrit avant toute dépense et ne bouge plus ; prenez une nuit pour réfléchir. Si l’examen ne montre rien que je puisse traiter, vous ne payez rien.

Faut-il faire un dépistage après une infidélité ?

C’est un geste de prudence, pour l’un comme pour l’autre. Le test du VIH se fait gratuitement en laboratoire, sans ordonnance ; les autres infections sexuellement transmissibles s’y dépistent aussi sans ordonnance, gratuitement avant 26 ans. Les CeGIDD dépistent gratuitement. Votre médecin vous dira quels tests faire, et quand.

En résumé

  • Trois déchirures : la parole donnée, la promesse devant les familles, la confiance de chaque jour.
  • Après une infidélité de votre part : l’aveu entier, des excuses sans « mais », la fin de l’autre relation, une seule lettre, du temps.
  • Il a trompé et il est parti, parfois pour elle : je travaille au temple pour vous et pour le lien, et chacun garde sa liberté.
  • Écoute et examen du Fâ gratuits ; au temple, un travail seulement s’il se justifie, sans contrainte ni date.
  • Tristesse qui s’installe, dépistage : le médecin. Urgence : le 3114, le 3919, le 17.
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil, prêtre du vodun

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.

Écrivez-moi : je vous écoute sans juger, et l’examen du Fâ est gratuit

Racontez-moi votre histoire après une infidélité : qui a trompé, comment cela s’est su, ce qui s’est dit depuis. Je vous lis et je vous réponds moi-même ; au temple, le Fâ est posé sur vous et sur votre lien, puis je vous dis sans détour ce qui peut se reprendre.

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Ligne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.

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