Est-ce que le marabout marche vraiment ? Ce que dit le Fâ, et les quatre parts d’un travail

Au temple de Sakété, au Bénin, je réponds à la question « est-ce que le marabout marche vraiment ? » par un examen, avant tout geste. Je pose le Fâ, l’art divinatoire du vodun, sur votre nom, votre date de naissance et votre photographie, gratuitement. Il établit si votre demande relève de ma tradition, où se trouve ce qui pèse, et si un travail se justifie.

Quand l’examen le justifie, je conduis moi-même le travail au temple : offrandes, libations, prières aux vodun de ma maison, veillée. Ensuite, vous recevez par écrit le compte rendu de ce que j’ai conduit. Quand il n’y a rien à conduire, je vous le dis aussi, sans rien vous demander.

Je suis Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, connu en France sous le nom de Maître Luc ; je pratique au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout, et c’est une question fréquente : « Est-ce que le marabout marche, ou est-ce que je vais encore perdre mon argent ? » On la pose quand on hésite, après une déception, ou quand les proches se moquent. Elle mérite une réponse franche.

Ce guide y répond en quatre parts : celle du Fâ, celle du temple, la vôtre et celle de personne. Il dit aussi s’il faut croire, et que faire après une déception.

L’essentiel en trente secondes
  • Le marabout marche-t-il vraiment ? Son travail peut marcher : il agit sur ce que l’examen du Fâ a montré, quand celui qui a examiné le conduit jusqu’au bout.
  • Selon la demande, « marcher » veut dire comprendre, apaiser un lien, défendre ou arrêter une répétition : on le précise avant tout geste.
  • Quatre parts : le Fâ dit s’il y a un travail ; je le conduis au temple ; vous décidez ; la volonté d’un autre, la santé et le hasard ne dépendent de personne.
  • Vous n’avez pas à croire pour que le marabout marche : je prie pour vous et je conduis les gestes.
  • Écoute et examen gratuits ; un prix écrit avant toute dépense. Idées de mort : le 3114 ; danger : le 17 ou le 112.

Est-ce que le marabout marche vraiment ? Ma réponse

Oui, le travail d’un marabout peut marcher. Je suis marabout et prêtre du vodun. Au temple de Sakété, je conduis des rituels et j’adresse mes prières aux vodun de ma maison, pour donner satisfaction à celles et ceux qui me consultent. Je le fais moi-même, jusqu’à la clôture, et je vous en rends compte.

Ce travail agit sur ce que l’examen du Fâ a montré, quand celui qui a examiné le conduit lui-même jusqu’au bout. Il laisse intact ce qui ne dépend de personne : la volonté d’un autre, la santé, le hasard. Avant l’examen, je ne vous promets donc rien : une promesse faite à ce moment porte sur une situation que personne n’a encore regardée. Après, je m’engage sur ce que je conduis.

Pour savoir si le marabout marche dans votre cas, trois questions comptent, dans cet ordre : que voulez-vous dire par « marcher » ? Que montre l’examen ? Qu’est-ce qui ne dépend de personne ? Vous pouvez aussi vérifier qui vous répond : je tiens ma pratique d’une transmission familiale, et je suis apparu dans un reportage de France 24, filmé à Gogotinkpon, le village de ma mère.

Ce que « marcher » veut dire, selon votre demande

Quand on me demande si le marabout marche, je réponds par une autre question : qu’attendez-vous qu’il change ? Un travail se juge sur ce qu’il devait faire. Voici quatre demandes, et le sens du mot pour chacune.

Demande 1 Un amour qui s’éloigne

Ce que l’on me demande

« Est-ce que le marabout marche pour faire revenir quelqu’un ? »

Derrière la question, il y a un départ, un silence, et l’espoir d’un message. Cette attente pèse lourd : elle porte sur la décision d’un autre.

Ce que « marcher » veut dire ici

Travailler ce qui est resté ouvert. Le Fâ le montre dans le lien : une promesse, la parole d’un tiers, deux familles restées étrangères l’une à l’autre. Au temple, je travaille sur ce lien et sur vous, et la personne reste libre. Le guide sur le retour affectif efficace détaille ce qu’un travail peut changer dans un lien.

Demande 2 La peur qu’on vous ait fait quelque chose

Ce que l’on me demande

« On m’a fait un travail. Un marabout marche-t-il contre ça ? »

La peur vient après une série de malheurs, un objet trouvé, une parole entendue, et des annonces la confirment pour vendre une défense.

Ce que « marcher » veut dire ici

D’abord savoir. L’examen cherche si une attaque a réellement eu lieu, avant toute idée de défense. Quand il la montre, je conduis cette défense au temple, devant les vodun de ma maison. Quand il ne montre rien de tel, vous l’apprenez de moi, et la peur perd son appui.

Demande 3 Ce qui se répète

Ce que l’on me demande

« Toutes mes histoires finissent de la même façon. Le marabout marche-t-il pour ça ? »

Les compagnons qui partent tous au même moment de l’histoire, les fiançailles rompues, les unions que les familles ne reçoivent jamais : à force, on se croit marqué.

Ce que « marcher » veut dire ici

Trouver où la répétition commence. L’examen la cherche dans la lignée : une promesse faite par un parent, l’union d’un aîné jamais présentée aux anciens, des funérailles pressées. Quand il en désigne une, je conduis au temple le travail qui la concerne, pour vous et votre lignée.

Demande 4 Le besoin de comprendre

Ce que l’on me demande

« Avant de savoir si le marabout marche, je veux comprendre ce qui m’arrive. »

Certaines personnes veulent d’abord nommer ce qui pèse, savoir de quel côté cela vient, puis décider seules.

Ce que « marcher » veut dire ici

Y voir clair. L’examen nomme ce qui pèse et d’où cela vient ; il dit aussi quand la réponse appartient à un médecin, à un avocat ou à vos proches. Il est gratuit, et vous pouvez vous arrêter là.

Nommer votre attente avant tout travail vous protège aussi : personne ne pourra vous dire, après coup, qu’un tout autre « résultat » a été atteint.

Les quatre parts : qui décide si un marabout marche

Pour dire honnêtement si un marabout marche, je partage chaque demande en quatre parts. Je les appelle les quatre parts d’un travail : la part du Fâ, la part du temple, votre part et la part de personne. Chacune a quelqu’un qui la tient, sauf la dernière.

La partQui la tientCe qu’elle décideCe que vous pouvez vérifier
La part du FâL’examen, que je pose au temple de Sakété.S’il y a un travail à conduire, sur quoi et de quel côté, ou rien.Le compte rendu de l’examen, gratuit, avant toute dépense.
La part du templeMoi-même, au temple, devant les vodun de ma maison.Les offrandes, les libations, les prières, la veillée, la clôture.Le cadre écrit avant le travail, le compte rendu après.
Votre partVous.Ce que vous me confiez, vos réponses, votre décision.Votre décision, prise après une nuit, que personne ne prend à votre place.
La part de personnePersonne.La volonté d’un autre, la santé, le hasard, le jour où les choses bougent.Rien à acheter : celui qui prétend la vendre vend ce qu’il n’a pas.

Un travail peut marcher quand chaque part reste à sa place : le Fâ a montré quelque chose qui relève de ma tradition, je le conduis jusqu’au bout, vous décidez librement, et personne ne vous vend la quatrième.

La part du Fâ : ce que l’examen dit avant tout travail

Pour savoir si le marabout marche pour vous, tout commence par le Fâ. Je le pose sur votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous où l’on voit votre visage, car le visage compte dans ma tradition. Votre photographie reste au temple, jamais publiée, jamais transmise à quiconque.

L’examen répond à trois questions, dans cet ordre. Votre demande relève-t-elle de ma tradition, ou d’un médecin, d’un avocat, des secours ? Qu’est-ce qui est ouvert, et de quel côté : votre lignée, votre union, une promesse, une dette, un lieu ? Y a-t-il un travail à conduire, ou rien ?

Il lui arrive de désigner ce que vous n’auriez pas pensé à dire : la promesse d’un aîné restée sans suite, une union que les familles n’ont jamais reçue, un départ du pays fait à la hâte, un deuil resté sans cérémonie. Je vous le dis avec vos mots, et vous pouvez me demander de le reformuler.

Il peut aussi dire qu’il n’y a rien à conduire : une épreuve de la vie, que le temps, vos proches ou un médecin accompagneront. Je vous le dis franchement, et vous ne payez rien : cette réponse vous épargne une dépense et une attente.

Les questions que je pose quand on doute qu’un marabout marche

Une fois l’examen posé, mes questions partent de ce que le Fâ a montré. Elles situent l’examen dans votre vie réelle, et précisent ce qui peut se travailler.

  • Sur la preuve. À quoi verriez-vous, dans votre vie, que le travail a marché ? Un message, une paix retrouvée, une nuit de sommeil, une décision prise ?
  • Sur l’autre. La personne dont vous parlez sait-elle ce que vous ressentez ? Le lui avez-vous dit une fois, simplement ?
  • Sur le premier travail. Qui l’a conduit, et où ? Qu’avez-vous vu de vos yeux ? Que vous a-t-on dit pour expliquer qu’il n’ait rien donné ?
  • Sur l’entourage. Qui sait que vous m’écrivez ? Qui se moque, et qui vous soutient ?
  • Sur la foi. Votre religion vous permet-elle cette démarche ? En avez-vous parlé à quelqu’un de votre foi ?
  • Sur le corps. Dormez-vous ? Mangez-vous ? Avez-vous vu un médecin depuis que cela a commencé ?
  • Sur l’argent. Avez-vous emprunté pour payer quelqu’un ? Vous réclame-t-on encore une somme ?

La première question compte plus que les autres : sans elle, personne ne saura dire si le marabout marche pour vous. Le guide sur le marabout puissant décrit d’autres signes d’un examen sérieux.

La part du temple : ce que je conduis, et comment je vous en rends compte

Se demander si le marabout marche, c’est aussi demander ce qu’il fait. Quand l’examen justifie un travail, je le conduis en personne au temple de Sakété, en quatre temps : la consultation du Fâ, la préparation, la cérémonie, la clôture. La page consacrée aux rituels présente ces gestes, filmés au temple.

La préparation. Je prépare ce que le Fâ a réclamé pour vous : selon les cas, de la noix de cola, de l’huile rouge, la boisson des libations et ce que les offrandes demandent.

La cérémonie. Elle a lieu devant les vodun de ma maison. J’y verse les libations et j’y présente les offrandes ; je dis devant eux ce que l’examen a montré, et je prie pour vous en prononçant votre nom. Quand le Fâ réclame une veillée, je reste au temple jusqu’au matin.

La clôture et le compte rendu. Un travail se referme selon les règles de ma maison. Je vous écris ensuite ce que j’ai conduit, et ce que le Fâ montre une fois le travail clos. Ce compte rendu reste entre vos mains : relisez-le, montrez-le à qui vous voulez.

C’est ensuite dans votre vie que vous voyez si le travail du marabout marche, en partant de ce que vous attendiez. Aucun de ces gestes n’est à reproduire chez vous : on les apprend au sein d’une maison, de la bouche de quelqu’un qui les a reçus, avec les interdits qui les entourent.

Faut-il croire pour que le marabout marche ?

Non. Les prières, c’est moi qui les adresse aux vodun de ma maison, pour vous, par votre nom. Les gestes, c’est moi qui les conduis, de mes mains. Rien ne vous est demandé : ni déclaration de foi, ni formule à réciter, ni objet à garder sur vous.

Votre foi vous appartient. Je ne l’interprète pas, je ne la mesure pas, et je ne ferai jamais de votre doute la cause d’un échec. Si votre religion vous interdit cette démarche, ne passez pas outre pour moi : parlez-en d’abord à votre prêtre, à votre pasteur ou à votre imam.

La confiance a un rôle précis : elle vous permet de me donner votre vrai nom, votre date de naissance exacte, une photographie de vous, et des réponses franches. Elle se gagne par des faits que vous contrôlez : un examen gratuit, un cadre écrit, un prix qui ne change pas, un compte rendu.

Vous pouvez douter et m’écrire quand même : le doute vous protège des annonces qui promettent tout. Si vos proches se moquent de l’idée qu’un marabout marche, vous n’avez rien à leur prouver. Montrez-leur le cadre écrit, ou n’en parlez à personne : vous choisissez.

Une phrase doit vous arrêter : « N’en parlez à personne, sinon ça ne marchera pas. » Elle vous isole de ceux qui pourraient vous conseiller ; le guide pour reconnaître un faux marabout rassemble d’autres phrases de ce genre.

Si vous voulez entendre d’autres voix, la page des avis clients vérifiés donne la parole à des personnes qui racontent, à visage découvert, ce qu’elles ont vécu. Chacune parle de sa propre histoire ; la vôtre commence par l’examen.

La part de personne : la volonté d’un autre, la santé, le hasard

Même quand le marabout marche, certaines choses restent hors de toute main : je les appelle la part de personne. Ni moi ni aucun praticien ne la tient, et je ne la vends donc pas.

La volonté d’un autre

Je ne contrains la volonté de personne. Au temple, je travaille sur le lien et sur vous ; la personne aimée garde sa liberté entière, et si elle revient, elle revient d’elle-même. Celui qui promet un retour « même si elle aime quelqu’un d’autre » vend un pouvoir que personne ne possède.

La santé

Un marabout marche-t-il contre la maladie ? Quand vous êtes malade, je prie pour vous, et le soin reste entre les mains de votre médecin. Je ne pose aucun diagnostic, je ne donne rien à avaler, et je ne vous demanderai jamais d’arrêter un traitement. La loi française range d’ailleurs parmi les pratiques commerciales réputées trompeuses en toutes circonstances le fait d’affirmer faussement qu’une prestation est de nature à guérir des maladies, comme le rappelle la fiche de la DGCCRF consacrée à ces pratiques.

Le hasard

Une rencontre, un accident, un tirage ne dépendent de personne. Je ne conduis aucun travail pour faire gagner à un jeu, et la même liste vise le fait d’affirmer d’un service qu’il augmente les chances de gagner aux jeux de hasard.

Le jour où les choses bougent

Le moment où une situation change ne dépend de personne non plus. Je n’annonce aucune date : elle vous ferait guetter le jour où le marabout marche, puis douter de tout quand il serait passé.

Après un premier échec : un autre marabout marche-t-il ?

Si vous avez déjà payé quelqu’un et que rien n’a changé, votre doute a une histoire. Racontez-la-moi dès le premier message : ce qu’on vous a promis, ce que vous avez versé, ce qu’on vous a fait faire, et ce qu’on vous a dit quand rien n’est venu.

Je ne répare pas le travail d’un autre sur ses seules affirmations. L’examen regarde votre situation d’aujourd’hui, et il dit si quelque chose relève de ma tradition. L’écoute reste gratuite, et tant qu’un autre praticien vous presse, nous ne parlons d’aucun travail payant : la peur doit retomber avant toute décision.

Avant de vous demander si un autre marabout marche, posez cette fois trois exigences : un examen avant tout paiement, un cadre écrit qui dit ce qui sera fait, où et par qui, et un prix qui ne bouge plus.

Si l’on vous a vendu un paiement « après résultat », le guide sur le marabout payant après résultat montre qui décidait du résultat. Pour récupérer votre argent, suivez les démarches du guide pour se faire rembourser un marabout ; si l’on vous menace parce que vous voulez arrêter, lisez celui sur le marabout qui fait chanter.

Comment se déroule un travail avec moi, étape par étape

Les choses s’enchaînent ainsi quand vous m’écrivez pour savoir si le marabout marche dans votre situation. Vous pouvez vous arrêter à chaque étape, et rien n’est payant avant un cadre écrit que vous avez accepté.

  1. Vous m’écrivez, avec vos doutes. Ce que vous attendez, ce qu’on vous a promis ailleurs, ce qui vous fait hésiter. Je lis tout et je vous réponds moi-même.
  2. Je regarde si votre demande relève de ma tradition. Si vous êtes en danger, malade, ou si la demande vise à nuire, je vous indique d’abord vers qui vous tourner.
  3. Vous me confiez trois choses : votre nom, votre date de naissance, une photographie de vous. Rien d’autre. Le guide sur la photo à confier à un marabout dit pourquoi le visage compte.
  4. L’examen du Fâ a lieu au temple de Sakété. Il ne vous coûte rien.
  5. Je vous rends compte de l’examen, puis viennent mes questions. Y compris quand il n’y a rien à conduire.
  6. Si l’examen appelle un travail, je vous en écris le cadre. Les gestes, le lieu, qui les conduit, et le prix : il est écrit avant toute dépense, et il ne bouge plus.
  7. Vous prenez une nuit avant de répondre. Montrez le cadre à un proche si vous le voulez, même à celui qui doute qu’un marabout marche.
  8. Je conduis le travail au temple, et vous recevez par écrit ce qui a été fait. Une fois le travail clos, je reste joignable pour vos questions.
Mon engagement

« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »

Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Ce qui ne change pas chez moi

  • Personne n’est contraint. Je ne travaille contre personne, je ne force aucune volonté et je ne désigne aucun coupable.
  • Aucune date. Le travail prend le temps qu’il demande.
  • Votre photographie reste au temple. Je n’accepte ni celle d’une personne qui ignore la démarche, ni aucune photographie intime.
  • Des personnes majeures. Je ne consulte que des adultes.
  • L’argent, seulement quand je peux agir. Rien n’est encaissé quand l’examen ne montre rien que je puisse traiter, ni tant qu’un autre praticien vous presse.

Quand le doute relève d’abord du médecin ou des secours

Attendre qu’un marabout marche ne doit jamais retarder un soin. Si le sommeil s’en va, si l’appétit tombe, si une tristesse s’installe après une déception, voyez votre médecin. Le Fâ ne tient lieu d’aucun examen médical, et un traitement en cours se poursuit pendant tout travail au temple.

Pour parler à quelqu’un, le dispositif Mon soutien psy de l’Assurance maladie prend en charge des séances chez un psychologue partenaire, pour une souffrance psychique légère à modérée, avec ou sans orientation par votre médecin.

  • 3114 : quand des idées de mort vous traversent, appelez le numéro national de prévention du suicide ; c’est gratuit, partout en France, jour et nuit, et un professionnel du soin formé à cette prévention vous écoute.
  • 15 : le Samu, pour une urgence médicale.
  • 17 : Police secours, si l’on vous menace ou si vous êtes en danger.
  • 112 : le numéro d’urgence à composer depuis un pays européen.
  • 3919 : l’écoute des femmes victimes de violences, et des témoins de ces violences.

La liste complète figure sur la fiche du service public qui rassemble les numéros d’urgence et d’écoute. Votre sécurité passe avant tout examen.

Questions fréquentes : le marabout marche-t-il ?

Est-ce que le marabout marche vraiment ?

Oui, le travail d’un marabout peut marcher : il agit sur ce que l’examen du Fâ a montré, quand celui qui a examiné le conduit jusqu’au bout. Pour savoir si le marabout marche pour vous, tout commence par l’examen, gratuit : il dit si je peux agir. La volonté d’un autre, la santé et le hasard ne dépendent de personne.

Comment savoir si un marabout marche avant de payer ?

Demandez un examen avant toute dépense, un cadre écrit qui dit ce qui sera fait, où et par qui, et un prix qui ne changera pas. Avec moi, écouter votre histoire et poser le Fâ ne vous coûtent rien, et je vous dis aussi quand il n’y a rien à conduire.

Faut-il croire pour que le marabout marche ?

Non. C’est moi qui prie les vodun de ma maison pour vous, et moi qui conduis les gestes au temple. Votre foi vous appartient : je ne l’interprète pas, et je ne ferai jamais de votre doute la cause d’un échec. Si votre religion vous interdit cette démarche, parlez-en d’abord à votre guide religieux.

Un marabout marche-t-il pour faire revenir un ex ?

Je travaille au temple sur ce que l’examen a trouvé ouvert dans votre lien, et sur vous, quand il le justifie. La personne garde sa liberté : je ne contrains la volonté de personne, et si elle revient, c’est d’elle-même. Aucun retour n’est annoncé avant l’examen.

Un marabout marche-t-il à distance ?

Je reçois à distance des personnes qui m’écrivent de France, de Belgique, de Suisse ou du Canada. Le Fâ se pose au temple de Sakété sur votre nom, votre date de naissance et votre photographie, et les gestes s’y conduisent devant les vodun de ma maison. Vous n’avez pas à vous déplacer.

Au bout de combien de temps voit-on si un marabout marche ?

Je n’annonce aucune date : le moment où une situation change ne dépend de personne. Dès la clôture, vous recevez par écrit ce que j’ai conduit ; je reste joignable ensuite, et vous voyez dans votre vie ce qui a bougé.

J’ai déjà payé un marabout sans résultat : que faire ?

Arrêtez les versements, conservez messages et reçus, et ne vous laissez pas presser par des menaces. Avant de chercher si un autre marabout marche, racontez-moi ce qu’on vous a promis : l’écoute est gratuite, et aucun travail payant n’est envisagé tant que vous êtes sous pression.

Et si l’examen ne montre rien à conduire ?

Je vous le dis franchement, et vous ne payez rien. Si la réponse appartient à un médecin, à un avocat ou aux secours, je vous indique vers qui aller. Vous repartez avec une réponse, sans dépense.

En résumé

  • Le marabout marche-t-il ? Son travail peut marcher : il agit sur ce que l’examen du Fâ a montré, quand celui qui a examiné le conduit jusqu’au bout.
  • Dire qu’un marabout marche suppose de préciser l’attente : comprendre, apaiser un lien, défendre, arrêter une répétition.
  • Les quatre parts : le Fâ dit s’il y a un travail, je le conduis au temple, vous décidez ; la volonté d’un autre, la santé et le hasard ne dépendent de personne.
  • Faut-il croire pour que le marabout marche ? Non : je prie pour vous et je conduis les gestes.
  • Pour savoir si le marabout marche pour vous, l’écoute et l’examen sont gratuits. Idées de mort : le 3114 ; danger : le 17 ou le 112.
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil, prêtre du vodun

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.

Écrivez-moi, même si vous doutez

Dites-moi ce que vous attendez, et ce qui vous fait douter que le marabout marche. Je lis tout moi-même, je pose le Fâ gratuitement au temple de Sakété, et vous saurez s’il y a quelque chose à conduire avant toute dépense.

Écrire à Maître Luc

Ligne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.

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