Au temple de Sakété, au Bénin, la photographie que l’on me confie pour l’examen du Fâ reste au temple. Elle n’est jamais publiée, jamais transmise, et elle ne sert jamais de moyen de pression. Un vodun ne se met au service d’aucune menace, et aucun prêtre sérieux ne fait payer quelqu’un en lui faisant peur.
Quand une personne m’écrit après un chantage, je l’écoute gratuitement et je lui dis, dans l’ordre, ce qu’il faut faire pour s’en sortir. Je n’ouvre aucun travail payant tant que la menace dure.
Je suis Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, connu en France sous le nom de Maître Luc. Je reçois régulièrement des messages de personnes qui ont consulté ailleurs et qui vivent un chantage : on menace de publier leurs photos, de lancer une malédiction si elles arrêtent de payer, de tout révéler à leur conjoint ou à leur famille. Elles ont honte, elles ont peur, et souvent elles continuent de payer.
Ce guide explique ce qu’est le chantage d’un faux marabout, ce que la loi française en dit, les six gestes à faire pour en sortir sans verser un centime de plus, et ce que la peur de la malédiction vaut réellement, vue depuis un temple.
- Le chantage est un délit en France : obtenir de l’argent en menaçant de révéler ou de nuire est puni par la loi.
- Payer « une dernière fois » ne met jamais fin à un chantage : chaque versement prouve que la menace fonctionne.
- Gardez toutes les preuves avant de couper le contact, puis portez plainte.
- Une menace de malédiction ne donne aucun pouvoir à celui qui la prononce. Si vous craignez une charge, l’examen du Fâ peut le vérifier, gratuitement.
- En cas de danger immédiat, appelez le 17.
Ce qu’est le chantage d’un faux marabout, et comment il commence
Le chantage consiste à obtenir quelque chose d’une personne en la menaçant de révéler ou de lui attribuer des faits qui porteraient atteinte à son honneur ou à sa réputation. Ce que l’on obtient peut être de l’argent, mais aussi une signature, un engagement, une renonciation, un secret. C’est la définition que retient la loi française, et elle décrit exactement ce que vivent les personnes qui m’écrivent.
Le chantage d’un faux marabout commence rarement par une menace. Il commence par de la confiance. On vous écoute longuement, on vous comprend, on vous rassure. Vous confiez votre histoire, vos doutes, parfois des photographies, parfois des détails intimes sur votre couple ou votre famille. Puis vient un premier paiement, souvent modeste, pour « commencer le travail ».
La suite suit presque toujours le même chemin. Le travail « demande plus que prévu ». Il faut « compléter ». Il faut « protéger ce qui a été fait ». Le jour où vous hésitez, où vous demandez des comptes, où vous dites que vous voulez arrêter, le ton change. Ce qui avait été confié en confiance devient un moyen de pression. C’est à ce moment précis que commence le chantage.
Ce chemin explique la honte que ressentent les victimes. Elles ont l’impression d’avoir été naïves, de s’être livrées elles-mêmes. C’est faux : elles ont fait confiance à quelqu’un qui a construit cette confiance pour s’en servir. La faute est entièrement du côté de celui qui menace.
Les quatre formes de chantage que l’on me raconte
Les situations de chantage que l’on me décrit se ressemblent beaucoup. Elles prennent presque toujours l’une de ces quatre formes, parfois plusieurs à la fois.
Forme 1 La menace de publier
Ce que l’on vous dit« Si vous ne payez pas, j’envoie vos photos à tout le monde. »
Ce chantage porte sur ce que vous avez envoyé : des photographies, des messages vocaux, des conversations. Il vise votre pudeur et votre réputation. Il est d’autant plus violent que les photographies demandées étaient parfois intimes, sous prétexte qu’un rituel l’exigeait. Aucun rituel sérieux n’exige une photographie intime.
Ne pas payer, garder les preuves, signaler et porter plainte. La partie consacrée aux photos, plus bas, détaille chaque étape.
Forme 2 La menace de malédiction
Ce que l’on vous dit« Si vous arrêtez de payer, le travail se retournera contre vous, et contre vos enfants. »
Ce chantage porte sur votre peur. Il fait de l’arrêt des paiements un danger pour vous et pour ceux que vous aimez. Il est la forme la plus fréquente, et la plus difficile à briser, parce qu’il s’appuie sur une croyance sincère.
Arrêter de payer malgré la peur, et lire la partie consacrée à la malédiction : ce qu’en dit un prêtre du vodun change souvent la façon dont on vit cette menace.
Forme 3 La menace de révéler
Ce que l’on vous dit« Votre mari saura que vous êtes venue me voir. Votre famille saura ce que vous m’avez demandé. »
Ce chantage porte sur le secret de la consultation elle-même, et sur ce que vous avez demandé. Il vise souvent les personnes qui ont consulté pour un retour affectif, pour une rivale, pour un conflit familial, et qui craignent le regard des leurs.
Garder les preuves, couper le contact, porter plainte. Et, si vous le pouvez, parler vous-même à la personne concernée : une révélation que l’on fait soi-même ôte toute prise au chantage.
Forme 4 Le travail commencé
Ce que l’on vous dit« On ne peut pas arrêter un travail en cours. Si vous ne finissez pas de payer, tout ce qui a été fait se perd, ou pire. »
Ce chantage porte sur l’argent déjà versé. Il vous fait croire que l’abandon vous coûtera plus cher que la suite. C’est le ressort des paiements qui n’en finissent pas.
Considérer l’argent versé comme perdu pour ce praticien, et cesser tout paiement. Le guide sur le paiement après résultat montre comment ce piège se met en place.
Les signes qui annoncent un chantage
Tout se prépare bien avant la première menace. Les personnes qui m’écrivent reconnaissent presque toujours, après coup, des signes qu’elles n’avaient pas su lire sur le moment. Les voici, pour que vous puissiez vous arrêter à temps.
- On vous demande une photographie inhabituelle. Une photographie du corps, une photographie intime, une vidéo, sous prétexte que « le rituel l’exige ». C’est le signe le plus clair : aucun examen sérieux n’en a besoin.
- On vous demande le secret. « N’en parlez à personne, sinon le travail ne marchera pas. » Le secret exigé isole, et l’isolement prépare la pression.
- On vous fait raconter ce qui vous fait honte. Des détails intimes, des fautes passées, des secrets de famille, sans rapport avec votre demande. Ces confidences deviennent ensuite des moyens de pression.
- Les sommes changent en cours de route. Un premier montant, puis un « complément », puis des « frais ». Chaque hausse teste votre résistance.
- Le ton se durcit quand vous hésitez. Des messages pressants, des appels répétés, des reproches : « après tout ce que j’ai fait pour vous ».
- On évoque un danger pour vos proches. Vos enfants, votre mère, votre conjoint, que le travail pourrait toucher si vous ne suivez pas.
Un seul de ces signes justifie de suspendre l’échange et de prendre conseil. Deux ou plus annoncent presque toujours une menace à venir. Vous n’avez aucune explication à donner pour arrêter : une consultation se quitte librement, à tout moment.
Ce que dit la loi française sur le chantage
En France, la loi ne laisse pas les victimes de chantage sans recours. Plusieurs textes du Code pénal peuvent s’appliquer, selon ce qui s’est passé. Ce guide ne remplace pas l’avis d’un avocat, mais il vous donne les mots pour en parler.
- Le chantage, défini par l’article 312-10 du Code pénal : obtenir de l’argent, une signature ou un engagement en menaçant de révéler ou d’imputer des faits portant atteinte à l’honneur ou à la considération. Il est puni d’une peine de prison et d’une forte amende.
- L’extorsion, définie par l’article 312-1 : obtenir quelque chose par la violence, la menace de violences ou la contrainte.
- L’escroquerie, définie par l’article 313-1 : obtenir de l’argent par des manœuvres frauduleuses, par exemple en vous faisant croire à un danger qui n’existe pas.
- L’abus de faiblesse, défini par l’article 223-15-2 : profiter de l’état de faiblesse ou de détresse d’une personne pour lui faire faire ce qui lui nuit.
- La sujétion psychologique, que la loi du 10 mai 2024 sur les dérives sectaires a érigée en délit : placer ou maintenir une personne sous une emprise qui altère gravement son jugement.
Ces textes ont déjà servi à poursuivre des praticiens qui obtenaient de l’argent en entretenant la peur. Le fait que vous ayez consulté de votre plein gré, ou payé volontairement au début, n’enlève rien à votre statut de victime. La plainte reste possible même si vous avez honte, même si vous avez continué à payer longtemps.
La page du ministère de la Justice consacrée aux victimes d’arnaque explique les démarches et les délais. Gardez en tête qu’une plainte se dépose aussi pour un chantage dont l’auteur vit à l’étranger : c’est même dans ce cas qu’elle est la plus utile, parce qu’elle laisse une trace officielle.
Les six gestes pour sortir d’un chantage, dans l’ordre
Face à un chantage, on a envie d’agir vite, de répondre, de négocier, de payer pour que cela s’arrête. L’ordre des gestes compte plus que leur vitesse. Voici celui que je conseille à toutes les personnes qui m’écrivent.
- Ne plus rien verser. Pas même une petite somme « pour gagner du temps ». Un versement fait sous la menace confirme au maître chanteur que sa méthode fonctionne.
- Ne pas répondre à la menace. Ne négociez pas, ne suppliez pas, ne menacez pas en retour. Chaque réponse relance l’échange et donne une prise de plus.
- Garder toutes les preuves. Faites des captures d’écran des messages, avec la date et le numéro visibles. Gardez les messages vocaux, les reçus de paiement, les relevés bancaires, les noms et numéros utilisés. N’effacez rien, même ce qui vous fait honte.
- Couper le contact, après avoir tout gardé. Bloquez le numéro et les comptes, mais seulement une fois les preuves sauvegardées ailleurs, sur un ordinateur ou chez une personne de confiance.
- Signaler et porter plainte. Au commissariat ou à la gendarmerie, avec vos preuves. Pour une escroquerie en ligne, la plateforme Thésée, accessible depuis le site service-public.fr, permet de porter plainte sur internet. Pour un contenu illicite en ligne, le signalement passe par Pharos. Le numéro Info Escroqueries, le 0 805 805 817, gratuit, vous oriente.
- Vous faire accompagner. Le 116 006, numéro de France Victimes, est gratuit et vous met en relation avec une association d’aide aux victimes. Parlez aussi à une personne de confiance : le chantage se nourrit du silence.
Ces six gestes valent quelle que soit la forme de la menace. Ils valent aussi si le maître chanteur prétend être à l’étranger, ou se présente sous un autre nom que celui sous lequel vous l’avez connu. Les partenaires que la gendarmerie recense sur sa page consacrée aux cybermenaces vous aident à choisir le bon interlocuteur.
« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »
Je ne prends votre argent que si je peux agir.
La peur de la malédiction : ce qu’un prêtre du vodun en dit
De toutes les formes de chantage, la menace de malédiction est celle qui retient le plus longtemps. Des personnes continuent de payer pendant des mois, parfois des années, parce qu’elles ont peur de ce qui arrivera si elles s’arrêtent. Je veux dire ici clairement ce que j’en pense, comme prêtre du vodun et comme bokonon.
Dans ma tradition, on sert les vodun, et aucune maison sérieuse ne prétend les retourner contre un client qui cesse de payer. Une maison sérieuse ne lance aucune force contre quelqu’un pour une dette. Un praticien qui menace de le faire vous dit en réalité une chose : il n’a plus d’autre moyen de vous retenir que la peur.
La menace de malédiction est aussi une contradiction. Si celui qui vous menace avait réellement le pouvoir qu’il prétend, il n’aurait pas besoin de votre argent pour l’exercer, ni de votre peur pour être cru. La violence de ses messages mesure son inquiétude de vous perdre comme source de revenus.
Je ne vous demande pas pour autant de ne rien craindre. La peur est réelle, elle empêche de dormir, elle abîme la vie de famille. Si vous craignez qu’un travail ait été lancé contre vous, l’examen du Fâ peut le vérifier, et il est gratuit. Le plus souvent, après un chantage, il montre une seule chose : la peur elle-même, entretenue par des messages, qui se dissipe quand le contact est coupé. Quand il montre autre chose, je vous le dis aussi, et le guide sur le désenvoûtement à Paris explique comment je travaille alors. Mais je n’ouvre aucun travail tant que vous êtes sous la menace, parce que la première protection, à ce moment-là, est de sortir du chantage.
Si l’on menace de publier vos photos ou vos messages
La menace sur les photographies est la plus humiliante, et celle où l’on se sent le plus seul. Voici ce qu’il faut savoir.
- Payer n’arrête presque jamais la publication. Le maître chanteur garde les fichiers après avoir été payé, et revient plus tard. Le paiement achète du temps, rarement le silence.
- La publication est elle-même un délit, et elle se signale. Les grandes plateformes disposent de formulaires de signalement pour retirer une image publiée sans accord. Pharos reçoit les signalements de contenus illicites en ligne.
- Gardez les preuves de la menace, même si vous espérez qu’elle ne sera pas mise à exécution : elles feront la différence au moment de la plainte.
- Prévenez, si vous le pouvez, les personnes visées par la menace, avant le maître chanteur. Un proche prévenu par vous ne lira pas de la même façon ce qu’il recevrait d’un inconnu.
- Si la victime est mineure, le 3018, numéro national contre le harcèlement et les violences numériques, est gratuit et anonyme.
Pour ma part, je ne demande qu’une photographie du visage, prise normalement, pour l’examen du Fâ. Je ne demande jamais de photographie intime, ni de photographie du corps, ni de vidéo. Si un praticien vous en a demandé une « pour le rituel », c’était déjà le début du chantage.
Pourquoi on ne paie jamais « une dernière fois »
Presque toutes les personnes qui sortent d’un chantage me disent la même chose : elles avaient payé une dernière fois, puis encore une dernière fois. Les noms changent : le solde, les frais de clôture, le rituel de fermeture, la protection finale. La logique, elle, ne change pas.
Un maître chanteur ne vit que de la répétition. Chaque paiement lui apprend trois choses : que vous avez encore de l’argent, que vous avez toujours peur, et que la menace suffit à vous faire céder. Il n’a donc aucune raison de s’arrêter. Le dernier paiement est celui que vous refusez.
Il est fréquent, aussi, que le chantage se transmette. Une victime qui a payé est parfois recontactée par une autre personne, qui se présente comme un praticien capable de « défaire » le travail du premier, contre paiement. C’est la seconde escroquerie, qui vise ceux qui viennent d’être escroqués. Ne payez jamais un second praticien pour réparer le travail d’un premier.
Ce que je fais quand on m’écrit après un chantage
Quand une personne m’écrit après un chantage, je commence par l’écouter, sans la juger et sans rien lui demander. Cette écoute est gratuite. Je lui indique ensuite les six gestes ci-dessus, dans l’ordre, et je l’aide à trouver le bon interlocuteur selon sa situation.
Je n’ouvre aucun travail payant tant que la menace dure. Une personne sous chantage n’est pas en état de décider librement d’une dépense, et je refuse d’être le second praticien qui profite de sa détresse. Quand la situation est réglée, quand la plainte est déposée et le contact coupé, elle peut revenir vers moi si elle le souhaite. L’examen du Fâ, lui aussi gratuit, dit alors s’il reste quelque chose d’ouvert dans sa vie, et de quel ordre.
Si vous voulez vérifier qui je suis avant de m’écrire, faites-le : c’est le bon réflexe après un chantage. Le guide pour reconnaître un faux marabout propose sept épreuves simples, et elles s’appliquent à moi comme à tout autre. Vous pouvez aussi lire comment se passe une consultation par téléphone avec moi, et ce que je ne demande jamais.
Ce que je ne vous demanderai jamais
Ces règles sont les miennes depuis toujours, et elles rendent tout chantage impossible dans mon cadre :
- aucune photographie intime, aucune photographie du corps, aucune vidéo ;
- aucun secret exigé : vous pouvez parler de notre échange à qui vous voulez ;
- aucun paiement par coupon de recharge prépayée ;
- aucun paiement avant un cadre et un prix écrits ;
- aucune somme supplémentaire en cours de travail ;
- aucun travail dirigé contre une personne, et aucune menace, jamais, envers celui qui décide d’arrêter.
Si quelqu’un qui se présente comme moi vous demande l’une de ces choses, ce n’est pas moi. Mes coordonnées officielles figurent sur la page de contact de ce site.
Après le chantage : retrouver le sommeil et la confiance
Sortir de cette emprise laisse des traces. Beaucoup de personnes me disent qu’elles dorment mal pendant des semaines, qu’elles sursautent à chaque notification, qu’elles n’osent plus parler de leurs problèmes à qui que ce soit. C’est une réaction normale après une période de peur, et elle se soigne.
- Parlez-en à votre médecin si l’angoisse, l’insomnie ou la tristesse durent. Un soin n’a rien de honteux, et il aide à tenir pendant les démarches.
- Laissez passer du temps avant de consulter un autre praticien, quel qu’il soit. Une décision prise juste après se prend sous l’effet de la peur.
- Gardez une personne de confiance informée de vos démarches : la plainte, les messages éventuels, les relances.
- Changez vos mots de passe si vous avez transmis des accès, et vérifiez vos comptes bancaires pendant quelques mois.
Si vous pensez à mettre fin à vos jours, appelez le 3114, à toute heure : on vous répondra. Celui qui menace cherche à vous faire croire que vous êtes seul face à lui : des gens sont là pour vous répondre.
Questions fréquentes sur le chantage d’un marabout
Un marabout peut-il vraiment lancer une malédiction si j’arrête de payer ?
Une menace de malédiction ne donne aucun pouvoir à celui qui la prononce. Dans ma tradition, aucune maison sérieuse ne lance une force contre quelqu’un pour une dette. Si vous craignez une charge, l’examen du Fâ peut le vérifier, et il est gratuit.
Le chantage d’un marabout est-il puni par la loi ?
Oui. Le chantage est un délit prévu par l’article 312-10 du Code pénal. Selon les faits, l’extorsion, l’escroquerie ou l’abus de faiblesse peuvent aussi être retenus. Vous pouvez porter plainte, même si vous avez payé volontairement au début.
Dois-je payer pour que le chantage s’arrête ?
Non. Chaque paiement prouve au maître chanteur que la menace fonctionne, et il revient. Cessez tout versement, gardez les preuves, coupez le contact une fois les preuves sauvegardées, puis portez plainte.
Que faire s’il menace de publier mes photos ?
Ne payez pas : le paiement arrête rarement la publication. Gardez les preuves de la menace, signalez tout contenu publié aux plateformes et à Pharos, portez plainte, et prévenez si possible les personnes visées avant lui.
Où porter plainte contre un marabout qui me fait chanter ?
Au commissariat ou à la gendarmerie, avec vos preuves. Pour une escroquerie en ligne, la plateforme Thésée permet de porter plainte sur internet. Le numéro Info Escroqueries, le 0 805 805 817, gratuit, vous oriente, et le 116 006 vous met en relation avec une association d’aide aux victimes.
Le maître chanteur vit à l’étranger : la plainte sert-elle à quelque chose ?
Oui. Elle laisse une trace officielle, elle peut permettre de bloquer des comptes ou des numéros, et elle protège d’autres victimes. Elle est même plus utile dans ce cas, parce qu’elle est souvent la seule trace qui existe.
Pouvez-vous défaire le travail d’un marabout qui me menace ?
Je ne vends aucun travail à une personne qui est encore sous la menace. Je vous écoute gratuitement et je vous dis quoi faire, dans l’ordre. Quand la situation est réglée, l’examen du Fâ, gratuit, dit s’il reste quelque chose d’ouvert, et de quel ordre.
Comment savoir si c’est vraiment vous qui m’écrivez ?
Mes coordonnées officielles figurent sur la page de contact de ce site. Je ne demande jamais de photographie intime, de coupon prépayé, de paiement avant un cadre écrit, ni de secret. Si quelqu’un qui se présente comme moi vous demande l’une de ces choses, ce n’est pas moi.
En résumé
- Le chantage d’un faux marabout est un délit : la loi française le punit, comme l’extorsion, l’escroquerie et l’abus de faiblesse.
- Ne versez plus rien, ne répondez plus, gardez toutes les preuves, coupez le contact, portez plainte, faites-vous accompagner.
- Une menace de malédiction ne donne aucun pouvoir à celui qui la prononce ; l’examen du Fâ peut vérifier gratuitement s’il existe une charge.
- Payer « une dernière fois » prolonge le chantage, et payer un second praticien pour réparer en ouvre un autre.
- En cas de danger immédiat, appelez le 17 ; pour être accompagné, le 116 006.

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.
L’écoute est gratuite et confidentielle. Je vous dis, dans l’ordre, quoi faire pour sortir du chantage. Je n’ouvre aucun travail payant tant que la menace dure.
Écrire à Maître LucLigne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.








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