Marabout par téléphone : comment se passe une consultation, et les pièges à éviter avant d’appeler

Au temple de Sakété, au Bénin, un appel est le premier temps de l’examen du Fâ, l’art divinatoire du vodun. Vous me parlez, je vous écoute, puis je pose le Fâ au temple, sur votre nom, votre date de naissance et votre photographie. Je vous rappelle ensuite pour vous dire ce qu’il a montré.

Quand l’examen montre un travail à faire, je le conduis moi-même au temple : offrandes, libations, prières aux vodun, veillée. Quand il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis au téléphone, et vous ne me devez rien.

Je suis Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, connu en France sous le nom de Maître Luc. Une grande partie des personnes qui me consultent vivent à Paris, en Île-de-France ou ailleurs en Europe, et cherchent un marabout par téléphone parce qu’elles ne peuvent pas venir au Bénin. C’est une demande juste : la distance n’empêche pas l’examen, puisque le Fâ se pose au temple, là où sont les vodun.

Ce guide explique comment se passe une consultation avec un marabout par téléphone, ce que je vous demande et pourquoi, ce que le téléphone permet et ce qu’il ne permet pas, et les pièges des lignes qui vous font payer chaque minute d’attente.

L’essentiel en trente secondes
  • Avec un marabout par téléphone sérieux, l’appel sert à écouter et à rendre compte ; l’examen du Fâ et les gestes se font au temple.
  • Je vous demande trois choses : votre nom, votre date de naissance, une photographie de vous. Rien d’autre.
  • L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits. Seul un travail au temple, quand l’examen le justifie, a un prix, écrit avant toute dépense.
  • Une ligne qui commence par 089 est surtaxée : chaque minute d’attente vous coûte.
  • Pour une urgence de santé, de violence ou de détresse, on appelle d’abord les secours.

Ce que fait un marabout par téléphone, et ce qui se fait au temple

Le mot marabout, en France, désigne souvent toute personne qui reçoit pour un problème d’amour, de travail, de famille ou de malchance. Dans ma tradition, je suis bokonon : celui qui consulte le Fâ. Le téléphone ne change rien à cette règle. Il raccourcit la distance entre vous et le temple, rien de plus.

Concrètement, un marabout par téléphone fait trois choses au bout du fil. Il écoute votre récit, sans vous presser ni vous interrompre pour vous vendre quelque chose. Il recueille ce dont l’examen a besoin. Il vous rend compte, après l’examen, de ce que le Fâ a montré et de ce qu’il est possible de faire. Tout le reste se passe ailleurs.

L’examen lui-même ne se fait pas pendant l’appel. Le Fâ se pose au temple, au calme, avec ses instruments et ses règles, et il demande du temps. Méfiez-vous de quiconque prétend « voir » votre situation en direct, à la minute, pendant que le compteur tourne : ce qu’on vous dit alors vient de la conversation elle-même.

Les gestes, quand l’examen en appelle, se font eux aussi au temple de Sakété : offrandes, libations, prières adressées aux vodun de ma maison, veillées. Je les conduis moi-même. Le téléphone sert ensuite à vous dire ce qui a été fait, et à répondre à vos questions d’après.

Cette répartition a une conséquence simple : un marabout par téléphone honnête n’a aucune raison de vous garder longtemps en ligne, et aucun intérêt à le faire. Un premier appel reste court, et le compte rendu de l’examen aussi. Ce qui compte se dit en peu de mots, et le reste s’écrit.

Le premier appel : ce que je vous demande, et pourquoi

Le premier appel à un marabout par téléphone est gratuit avec moi, et ne vous engage à rien. Vous m’expliquez ce qui vous amène, avec vos mots, dans l’ordre qui vous vient. Je pose quelques questions pour comprendre depuis quand cela dure, ce qui a changé, qui est concerné. Puis je vous demande trois choses.

  • Votre nom complet, tel qu’on vous appelle et tel qu’il figure à l’état civil. Dans ma tradition, le nom situe une personne dans une famille et dans une lignée.
  • Votre date de naissance, qui précise de qui l’on parle quand deux personnes portent le même nom.
  • Une photographie de vous, récente, le visage visible. Le visage compte dans ma tradition. La photographie reste au temple : elle n’est jamais publiée ni transmise.

Ces trois éléments m’arrivent le plus souvent par message, sur WhatsApp, après l’appel. Je n’ai besoin de rien d’autre pour poser le Fâ. Je ne vous demande ni pièce d’identité, ni adresse, ni coordonnées bancaires, ni photographie intime, ni objet à envoyer.

Je n’accepte pas non plus la photographie d’une personne qui ignore que l’on consulte pour elle. Si vous m’appelez au sujet d’un conjoint, d’un enfant majeur ou d’un parent, l’examen porte sur vous et sur ce qui vous relie à cette personne. Cette règle protège les autres, et elle vous protège aussi : un travail fait dans le dos de quelqu’un ne repose sur rien de sain.

Enfin, je consulte uniquement des personnes majeures. Un adolescent qui m’appelle reçoit une écoute, et je l’oriente vers un adulte de confiance ou vers les services faits pour lui.

Préparer votre appel à un marabout par téléphone

On appelle souvent un marabout par téléphone dans un moment de trouble, et l’on raccroche en ayant oublié la moitié de ce qu’on voulait dire. Quelques minutes de préparation changent beaucoup la qualité de l’échange. Avant de m’appeler, notez sur une feuille :

  • ce qui vous amène, en une ou deux phrases, comme vous le diriez à un ami ;
  • depuis quand cela dure, et ce qui s’est passé juste avant : un départ, un conflit, un deuil, un déménagement, une naissance ;
  • qui est concerné : vous seul, votre couple, vos enfants, votre famille au pays ;
  • ce que vous avez déjà tenté, y compris auprès d’autres praticiens, et ce qu’on vous a dit ;
  • les démarches en cours : un suivi médical, une procédure, un avocat, une médiation ;
  • vos questions, celles que vous n’osez pas poser et qui vous empêchent de dormir.

Cette feuille vous servira aussi après l’appel, pour comparer ce que je vous ai dit avec ce que d’autres vous ont dit. Un marabout par téléphone sérieux ne craint pas cette comparaison : il la souhaite.

Vous pouvez aussi préparer les questions que vous me poserez, à moi. Comment se déroule l’examen ? Qui conduira le travail ? Où ? À quel prix, et par écrit ? Que se passe-t-il si l’examen ne montre rien ? Un praticien qui s’agace de ces questions vous a déjà répondu.

Comment se déroule une consultation avec moi, étape par étape

Voici, dans l’ordre, ce qui se passe quand vous me consultez comme marabout par téléphone. Chaque étape a sa raison d’être, et aucune n’est sautée.

  1. Votre premier message ou votre appel. Vous expliquez votre situation. Je réponds moi-même, sans assistant ni standard, et je vous dis si votre demande relève de ma tradition.
  2. Les trois éléments de l’examen. Vous m’envoyez votre nom, votre date de naissance et votre photographie, par écrit.
  3. L’examen du Fâ, au temple. Je pose le Fâ à Sakété. Il dit d’où vient ce que vous vivez et s’il y a quelque chose à faire, et de quel ordre.
  4. Le compte rendu, par téléphone. Je vous rappelle et je vous dis ce que l’examen a montré, simplement, sans vous effrayer. Si rien ne relève de moi, je vous le dis, et je vous indique vers qui vous tourner.
  5. Le cadre et le prix, par écrit. Si un travail se justifie, je vous l’écris : ce qui sera fait, par qui, où, et pour quel prix. Ce prix ne change pas en cours de route.
  6. Votre décision, sans pression. Vous prenez le temps qu’il faut. Je vous conseille même de dormir une nuit avant de répondre.
  7. Le travail au temple. Je conduis moi-même les gestes à Sakété : offrandes, libations, prières, veillée, selon ce que l’examen a indiqué.
  8. Le compte rendu et le suivi. Je vous dis ce qui a été fait et je reste joignable après, par téléphone ou par message, pour vos questions.

Entre la quatrième et la cinquième étape, il n’y a ni paiement, ni engagement, ni promesse. C’est la ligne que je tiens : je ne promets rien avant l’examen, et je ne vous demande rien tant que vous n’avez pas lu le cadre écrit. La page sur les rituels conduits au temple décrit plus en détail ce qui s’y fait.

Mon engagement

« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »

Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Ce que l’examen du Fâ peut montrer après votre appel

Quand je vous rappelle après l’examen, ce que je vous dis entre presque toujours dans l’une de quatre réponses. Les connaître d’avance vous aide à comprendre pourquoi un marabout par téléphone honnête ne propose pas un rituel à chaque appel.

  • Une épreuve de la vie. Ce que vous traversez vient d’un choc, d’une perte, d’une séparation, et aucun travail occulte n’en est la cause. Je vous le dis, et je vous indique ce qui peut aider : du temps, un proche, parfois un soin.
  • Une affaire qui relève d’un autre métier. Un symptôme qui demande un médecin, un litige qui demande un avocat, une démarche qui demande un travailleur social. Je vous oriente, et je ne prends rien.
  • Un lien à réparer. Une promesse non tenue, un ancêtre oublié, une bénédiction qui manque dans la famille. Cela se traite au temple, par des gestes précis, et souvent aussi par une parole à dire chez vous.
  • Une charge dirigée contre vous. Plus rare qu’on ne le croit, elle appelle un travail de défense conduit au temple, comme je l’explique dans le guide sur le désenvoûtement à Paris.

Il arrive que deux réponses se mêlent : une épreuve de la vie qui a ouvert la porte à autre chose, par exemple. L’examen le dit aussi. Dans tous les cas, vous savez ce qu’il a montré avant de décider quoi que ce soit, et vous pouvez me reposer vos questions par message autant de fois qu’il le faut.

Pourquoi l’écrit compte autant que la voix

Le téléphone est fait pour la parole : on y dit les choses difficiles, on y entend une voix, on s’y sent écouté. Il a aussi un défaut : il ne garde rien. Ce qui a été dit au téléphone se discute ensuite, se déforme, s’oublie. C’est pourquoi, avec moi, tout ce qui engage passe par l’écrit.

  • Le prix s’écrit avant toute dépense, en toutes lettres, dans un message que vous gardez.
  • Le cadre du travail s’écrit aussi : ce qui sera fait, où, par qui.
  • Le compte rendu peut vous être résumé par écrit si vous le souhaitez, pour que vous puissiez le relire au calme.

Cette règle vous protège de deux pièges très fréquents dans les consultations au téléphone. Le premier est le prix qui change : on vous annonce une somme à voix haute, puis on vous en réclame une autre « parce que le travail était plus lourd que prévu ». Le second est la décision arrachée : on vous presse de dire oui pendant l’appel, sous le coup de l’émotion, avant que vous ayez pu réfléchir.

Avec un marabout par téléphone sérieux, vous pouvez toujours raccrocher, relire, réfléchir, en parler à un proche. Si l’on vous refuse ce temps, c’est une raison suffisante pour ne pas aller plus loin. Le guide sur le paiement après résultat explique pourquoi les promesses de paiement différé finissent si souvent en paiements répétés.

Les pièges du marabout par téléphone, et comment les reconnaître

Le téléphone est le canal préféré des faux praticiens qui se présentent comme marabout par téléphone, pour une raison simple : il permet d’agir vite, sur une personne inquiète, sans laisser de trace. Voici les pièges que l’on me raconte le plus souvent, chez des personnes qui avaient appelé ailleurs avant de m’écrire.

La ligne surtaxée

Un numéro qui commence par 089 est un numéro à valeur ajoutée : le prix de l’appel s’ajoute à chaque minute, et une partie revient à celui qui vous répond. Sur ces lignes, l’intérêt de votre interlocuteur est de vous garder en ligne le plus longtemps possible. Les mises en attente, les « je me concentre », les longs silences ne sont pas des signes de sérieux. Un marabout par téléphone qui travaille au temple n’a aucun besoin d’une ligne surtaxée.

La première minute gratuite

Sur beaucoup de lignes de marabout par téléphone, la gratuité de la première minute, ou des cinq premières, sert à vous faire entrer dans un appel payant. Elle se termine au moment où vous commencez à parler de ce qui vous touche vraiment. Avec moi, l’écoute est gratuite du début à la fin, et l’examen du Fâ aussi : il n’y a aucun compteur.

L’urgence fabriquée

« Il faut agir ce soir », « demain il sera trop tard », « je vois quelque chose de grave autour de vous » : ces phrases, dites par un marabout par téléphone avant tout examen, servent à vous faire payer tout de suite. Une situation réellement urgente relève des secours. Une situation qui relève de ma tradition a le temps d’un examen et d’une nuit de réflexion.

Le paiement par coupon

Les coupons de recharge prépayée, achetés au bureau de tabac et dont on vous demande de lire le code au téléphone, ne laissent aucune trace et ne se remboursent pas. Je ne les accepte jamais. Si quelqu’un qui se présente comme moi vous les demande, ce n’est pas moi.

Le numéro qui change

Un marabout par téléphone dont le numéro change tous les mois, qui appelle en numéro masqué ou qui vous demande d’effacer vos échanges, organise sa propre disparition. Mon numéro France figure sur toutes mes pages, et je ne vous demanderai jamais d’effacer nos échanges.

Si vous avez déjà payé un marabout par téléphone dans ces conditions, ne versez plus rien, gardez tous vos échanges, et lisez la page du ministère de la Justice consacrée aux victimes d’arnaque : elle explique comment porter plainte et vers qui se tourner.

Les phrases à reconnaître chez un marabout par téléphone

Ce tableau rassemble les phrases que l’on entend le plus souvent dans les appels qui tournent mal, ce qu’elles cachent, et ce que je fais à la place.

Ce que l’on vous ditCe que cela cacheCe que je fais
« Je vois tout de suite ce qui vous arrive. »Une conclusion tirée de votre récit, avant tout examen.Je pose le Fâ au temple, puis je vous rappelle.
« Restez en ligne, je me concentre. »Des minutes facturées, sur une ligne surtaxée.Un appel court ; l’examen se fait hors ligne.
« Il faut agir ce soir. »Une urgence fabriquée pour vous faire payer vite.Je vous conseille de dormir une nuit avant de décider.
« Lisez-moi le code du coupon. »Un paiement sans trace et sans recours.Je refuse tout coupon prépayé.
« Le prix dépendra de ce que je trouverai. »Un prix qui montera en cours de route.Un prix écrit avant toute dépense, qui ne change pas.
« Ne le dites à personne. »L’isolement, qui rend la pression plus facile.Parlez-en à un proche : je vous y encourage.

Une seule de ces phrases suffit pour suspendre un échange avec un marabout par téléphone. Le guide pour reconnaître un faux marabout propose sept épreuves simples à faire passer avant de payer qui que ce soit, moi compris.

Appeler un marabout par téléphone depuis Paris : l’heure, la ligne, la langue

Le temple de Sakété se trouve au Bénin, dans le sud-est du pays, non loin de Porto-Novo. Quelques repères pratiques facilitent les choses quand on appelle depuis la France.

L’heure

Le Bénin vit à la même heure toute l’année, sans heure d’été. En hiver, il est la même heure à Paris et à Sakété. En été, quand la France avance ses montres, il est une heure de moins au temple. Si vous appelez à dix heures à Paris en juillet, il est neuf heures chez moi.

La ligne

Pour joindre votre marabout par téléphone depuis la France, ma ligne est un numéro de mobile ordinaire, au tarif de votre forfait : +33 6 44 69 51 14. Vous pouvez aussi m’appeler ou m’écrire sur WhatsApp, au même numéro, ce qui ne coûte rien de plus qu’une connexion internet. Il arrive que je ne puisse pas décrocher, notamment pendant un travail au temple ou une veillée : laissez un message, je vous rappelle moi-même.

La langue

Les consultations avec moi comme marabout par téléphone se font en français. Si vous préférez écrire plutôt que parler, parce que votre situation est difficile à dire à voix haute ou parce que vous êtes plus à l’aise ainsi, c’est tout aussi bien : l’examen ne dépend pas du canal.

La confidentialité

Ce que vous confiez à un marabout par téléphone doit rester entre vous deux. Avec moi, ce que vous me confiez reste au temple. Je ne publie ni votre histoire, ni votre photographie, ni votre nom. Si vous voulez savoir comment d’autres personnes ont vécu leur consultation, la page des avis vérifiés rassemble leurs retours.

Ce que je ne fais jamais comme marabout par téléphone

Un cadre se reconnaît aussi à ce qu’il exclut. Voici ce que je m’interdis, au téléphone comme ailleurs. Ces règles sont fermes et ne se discutent pas.

  • Aucun diagnostic de santé. Une douleur, une fatigue, une insomnie qui dure se montrent d’abord à un médecin. L’examen du Fâ ne remplace aucun examen médical, et je ne vous dirai jamais d’arrêter un traitement.
  • Aucune promesse de résultat. Personne ne peut garantir ce qui dépend de la vie et de la liberté des autres. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après.
  • Aucune date annoncée. Annoncer qu’une chose arrivera tel jour, c’est vous faire attendre un jour précis, et vous laisser seul quand il passe.
  • Aucun paiement pendant le premier appel. Il n’y a rien à payer avant d’avoir lu le cadre écrit.
  • Aucun travail contre une personne. Je ne travaille jamais pour nuire, punir ou contraindre quelqu’un.
  • Aucune consultation pour un tiers qui l’ignore, et aucune consultation pour un mineur.

Ces refus font partie de mon travail de marabout par téléphone, au même titre que les gestes au temple. Ils expliquent pourquoi, sur dix appels, plusieurs se terminent sans travail payant : l’examen montre que la réponse se trouve ailleurs, chez un médecin, un avocat, un travailleur social, ou en vous-même. Je le dis alors, et je ne prends rien.

Quand un marabout par téléphone ne suffit pas : les numéros à connaître

Certaines situations relèvent des secours, et d’eux seuls. Si vous êtes en France, gardez ces numéros à portée de main.

  • 15 : le SAMU, pour une urgence médicale.
  • 112 : le numéro d’urgence européen, depuis n’importe quel téléphone.
  • 17 : la police ou la gendarmerie, en cas de danger ou de menace.
  • 3919 : l’écoute des femmes victimes de violences, gratuite et anonyme.
  • 3114 : le numéro national de prévention du suicide, à toute heure.
  • 119 : l’enfance en danger.

Appeler ces numéros n’empêche pas de me consulter ensuite, si vous le souhaitez, pour ce qui relève de ma tradition. Les deux ne s’opposent pas. Mais la sécurité passe d’abord, toujours.

Questions fréquentes sur le marabout par téléphone

Comment se passe une consultation avec un marabout par téléphone ?

Vous m’expliquez votre situation lors d’un premier appel gratuit. Vous m’envoyez ensuite votre nom, votre date de naissance et une photographie. Je pose le Fâ au temple de Sakété, puis je vous rappelle pour vous dire ce que l’examen a montré et, s’il y a un travail à faire, je vous en écris le cadre et le prix.

Un marabout par téléphone peut-il voir ma situation pendant l’appel ?

Non. L’examen du Fâ se fait au temple, au calme, avec ses instruments et ses règles. Ce qu’on vous annonce en direct, pendant que le compteur tourne, vient de votre propre récit.

L’appel est-il payant ?

Non. L’écoute est gratuite, et l’examen du Fâ aussi. Ma ligne France est un numéro de mobile ordinaire, au tarif de votre forfait, et vous pouvez aussi m’appeler sur WhatsApp. Seul un travail au temple, quand l’examen le justifie, a un prix, écrit avant toute dépense.

Que me demandez-vous pour l’examen ?

Votre nom complet, votre date de naissance et une photographie de vous, le visage visible. La photographie reste au temple : elle n’est jamais publiée ni transmise. Je ne demande ni pièce d’identité, ni coordonnées bancaires, ni photographie intime.

Puis-je consulter pour quelqu’un d’autre ?

Seulement si cette personne connaît la démarche et l’accepte. Sinon, l’examen porte sur vous et sur ce qui vous relie à elle. Je n’accepte pas la photographie d’une personne qui ignore que l’on consulte pour elle.

Quels moyens de paiement acceptez-vous ?

Des moyens qui laissent une trace, une fois le cadre écrit accepté. Je refuse les coupons de recharge prépayée. Si quelqu’un qui se présente comme moi vous les demande, ce n’est pas moi.

À quelle heure puis-je appeler depuis Paris ?

Le Bénin ne change pas d’heure. En hiver, il est la même heure à Paris et à Sakété ; en été, il est une heure de moins au temple. Si je ne peux pas décrocher, laissez un message : je vous rappelle moi-même.

Un marabout par téléphone peut-il remplacer un médecin ?

Non, jamais. Pour un symptôme qui dure, voyez d’abord un médecin ; pour une urgence, appelez le 15 ou le 112. L’examen du Fâ peut accompagner un soin, il ne le remplace pas.

En résumé

  • Avec un marabout par téléphone sérieux, l’appel sert à écouter et à rendre compte ; l’examen du Fâ et les gestes se font au temple de Sakété.
  • Je vous demande votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous, qui reste au temple.
  • L’écoute et l’examen sont gratuits ; un travail, s’il se justifie, a un prix écrit avant toute dépense.
  • Lignes en 089, premières minutes gratuites, urgences fabriquées et coupons prépayés sont des signaux d’alerte.
  • Pour la santé, la violence ou la détresse, on appelle d’abord le 15, le 17, le 3919 ou le 3114.
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil, prêtre du vodun

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.

Appelez, ou écrivez-moi

Le premier échange est gratuit et confidentiel. Je vous réponds moi-même, et je vous dis franchement ce que l’examen du Fâ montre, avant tout geste.

Écrire à Maître Luc

Ligne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.

Défiler vers le haut