Se faire rembourser un marabout : les cinq démarches dans l’ordre, selon la façon dont vous avez payé

Au temple de Sakété, au Bénin, l’examen du Fâ, l’art divinatoire du vodun, est gratuit. Quand il montre un travail à faire, j’en écris le prix avant toute dépense, et ce prix ne change pas. Je n’accepte jamais de coupons prépayés, et je refuse l’argent de quiconque quand je ne peux pas agir. Ce guide s’adresse à celles et ceux qui veulent se faire rembourser un marabout.

Quand quelqu’un m’écrit après avoir été dépouillé, je l’écoute gratuitement et je l’aide à mettre ses démarches dans l’ordre. Je n’ouvre aucun travail payant tant qu’il reste sous la pression d’un autre. Plus tard, une fois l’affaire apaisée, je pose le Fâ sur son nom, sa date de naissance et sa photographie ; si l’examen le justifie, je conduis moi-même le travail au temple : offrandes, libations, prières aux vodun de ma maison, veillée.

Je suis Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, connu en France sous le nom de Maître Luc. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout, et certains messages arrivent après coup : une somme versée à quelqu’un d’autre, puis le silence ou de nouvelles demandes. La question est alors la même : comment se faire rembourser un marabout, et par où commencer ?

Ce guide donne, dans l’ordre, les démarches pour se faire rembourser un marabout selon votre moyen de paiement, chacune appuyée sur une source officielle, et le piège de ceux qui promettent de « récupérer votre argent » contre un nouveau paiement.

L’essentiel en trente secondes
  • Pour se faire rembourser un marabout, on remonte le chemin de l’argent : de votre main à l’intermédiaire qui l’a transporté, puis à celui qui l’a encaissé.
  • Le jour même : ne versez plus rien, mettez les preuves à l’abri, appelez votre banque, l’émetteur du coupon ou la société de transfert.
  • La plainte se dépose au commissariat, à la gendarmerie, en ligne dans certains cas, ou par courrier au procureur. Pour un délit, la prescription est de six ans.
  • Celui qui réclame de l’argent pour « récupérer » le vôtre, faux avocat, faux enquêteur ou second praticien, prépare une seconde perte.
  • Avec moi, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits. Idées de mort : 3114. Menaces : 17.

Peut-on se faire rembourser un marabout ? Ce qui décide de la réponse

Oui, parfois. Deux choses en décident : la façon dont vous avez payé, et le moment où vous agissez. Tant que l’intermédiaire du paiement tient encore l’argent, il peut parfois le bloquer ou le rappeler. Une fois l’argent retiré ou dépensé, il revient seulement par celui qui l’a reçu, de son plein gré ou sur décision de justice.

Que le praticien vous ait menti ou qu’il ait encaissé sans rien faire de ce qui était convenu, les premières démarches pour se faire rembourser un marabout sont les mêmes. Dire s’il y a escroquerie appartient à la justice ; Service Public la définit comme le fait de tromper une personne pour l’amener à remettre de l’argent, un bien ou un service.

Ce guide suit l’ordre des démarches pour se faire rembourser un marabout, sans faire le procès de quiconque ; le guide sur le marabout et la loi française le complète sur le droit.

Le chemin de l’argent : la règle qui ordonne les démarches

Je l’appelle le chemin de l’argent. Tout paiement fait le même trajet : il part de votre main, passe par un intermédiaire qui le transporte, puis arrive chez celui qui l’encaisse. Pour se faire rembourser un marabout, on remonte ce trajet dans l’ordre, du point le plus proche de vous au plus lointain.

  • Chez vous : on arrête les versements et l’on met les preuves à l’abri.
  • Chez l’intermédiaire : on demande de bloquer, de contester ou de rappeler le paiement.
  • Chez celui qui a encaissé : on réclame par écrit, puis la justice prend le relais.

Le tableau classe les cinq chemins pour se faire rembourser un marabout, du plus balisé au moins balisé : plus un chemin compte d’intermédiaires, plus il laisse de traces et de portes où frapper.

Moyen de paiementQui tient encore l’argentCe que vous pouvez demanderLa trace à garder
Carte bancaireVotre banque et le réseau de la carte.Une contestation, ou le remboursement d’un paiement fait sans vous.Le relevé, la date, le bénéficiaire affiché.
VirementVotre banque, puis celle du bénéficiaire.Une demande de retour des fonds pour fraude.Les ordres de virement, l’IBAN, le nom du bénéficiaire.
Transfert d’argent ou mandatLa société de transfert, tant que l’argent n’est pas retiré.L’annulation du transfert, si elle est encore possible.Le reçu et le numéro du transfert.
Coupon prépayéL’émetteur, tant que le code n’a pas servi.Le blocage du code, s’il est encore possible.Le coupon, le ticket, le message qui réclamait le code.
EspècesPlus personne entre vous et celui qui a encaissé.La plainte, puis la réparation fixée par la justice.Le relevé du retrait, les messages, les témoins.

Ce classement compte les portes ouvertes, sans rien promettre sur l’issue : après un paiement en espèces, la plainte reste possible pour se faire rembourser un marabout.

Les cinq démarches pour se faire rembourser un marabout, dans l’ordre

Voici l’ordre que je donne à toute personne qui m’écrit pour se faire rembourser un marabout. Les trois premières démarches se font le jour même.

  1. Ne versez plus rien, à personne. Aucun « dernier paiement », aucune somme pour « débloquer » ce qui a été commencé : le guide sur le paiement après résultat montre comment ces demandes s’enchaînent. Ne répondez plus aux demandes, et n’annoncez pas vos démarches à celui qui a encaissé.
  2. Mettez les preuves à l’abri. Copiez messages, reçus, relevés et numéros hors de votre téléphone, sur un ordinateur ou chez une personne de confiance.
  3. Prévenez l’intermédiaire. Votre banque, l’émetteur du coupon ou la société de transfert. Pour toute escroquerie, Service Public demande d’alerter sa banque immédiatement : cela permet de tenter de faire annuler l’opération, sans certitude d’y parvenir, et d’éviter une nouvelle fraude.
  4. Portez plainte, ou écrivez au procureur de la République. Gardez le récépissé : certaines banques le demandent.
  5. Réclamez par écrit, puis demandez réparation. Une mise en demeure si celui qui a encaissé a un nom et une adresse ; ensuite la partie civile et, selon votre situation, l’indemnisation des victimes.

Info Escroqueries vous oriente à chaque étape : 0 805 805 817, numéro vert, appel gratuit depuis la France, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30. Pour une escroquerie commise en face à face, le 116 006, numéro d’aide aux victimes, gratuit, tous les jours de 9 h à 20 h, vous oriente vers une association ; il ne traite pas les atteintes aux biens sur internet.

La fiche Escroquerie de Service Public rassemble les démarches. Cet ordre fait gagner du temps à qui veut se faire rembourser un marabout : chaque démarche prépare la suivante.

Se faire rembourser un marabout selon le moyen de paiement

Si vous avez payé de plusieurs façons, suivez chaque chemin.

Chemin 1 La carte bancaire

Votre situation

« J’ai payé par carte, sur un lien ou en donnant mon numéro au téléphone. »

Pour se faire rembourser un marabout payé par carte, appelez votre banque le jour même. Deux recours existent, selon que vous avez fait le paiement vous-même ou non.

Ce qu’il faut faire

Vous avez payé vous-même un service jamais rendu : demandez à votre banque si une contestation est possible auprès du réseau de la carte, le chargeback ; elle n’a rien d’automatique, et ses délais sont courts. Des paiements ont été faits sans vous : faites opposition, signalez la fraude sur Perceval si vous avez toujours la carte. Selon la fiche Fraude à la carte bancaire, la banque doit alors, en principe, rembourser immédiatement, au plus tard à la fin du premier jour ouvrable, sauf si le paiement date de plus de 13 mois.

Chemin 2 Le virement

Votre situation

« J’ai fait un ou plusieurs virements sur l’IBAN qu’on m’a donné. »

La Banque de France le rappelle : un ordre de virement ne peut plus être annulé dès que votre banque l’a reçu. Pour se faire rembourser un marabout payé par virement, une démarche reste possible, à faire vite.

Ce qu’il faut faire

Demandez à votre banque d’effectuer une demande de retour des fonds, le « recall », au motif qu’il s’agit d’une fraude. Portez plainte rapidement, avec l’IBAN, le nom du bénéficiaire et les ordres de virement. La foire aux questions de la Banque de France sur les virements précise que la récupération peut dépendre de l’issue de la procédure judiciaire.

Chemin 3 Le transfert d’argent ou le mandat

Votre situation

« J’ai envoyé l’argent par une agence de transfert, au nom d’une personne qu’on m’a indiquée. »

L’argent d’un transfert attend dans le réseau de la société jusqu’à son retrait. Pour se faire rembourser un marabout payé ainsi, tout se joue avant ce retrait.

Ce qu’il faut faire

Appelez tout de suite le service client de la société, avec le reçu et le numéro du transfert. Demandez si l’argent a déjà été retiré, et si le transfert peut encore être annulé : certaines sociétés remboursent un transfert pas encore retiré. Gardez le reçu, puis portez plainte.

Chemin 4 Les coupons prépayés

Votre situation

« On m’a fait acheter des coupons au bureau de tabac et envoyer les codes. »

Cybermalveillance.gouv.fr, le dispositif gouvernemental contre la cybermalveillance, juge ce paiement « difficilement traçable » et « très prisé par les cybercriminels ». Pour se faire rembourser un marabout payé par coupons, agissez sans attendre.

Ce qu’il faut faire

Appelez le service client de l’émetteur indiqué sur le coupon, avec le code et le ticket d’achat. Demandez si le code a déjà servi, et s’il peut encore être bloqué. Gardez coupon, ticket et messages. Je n’accepte jamais de coupons ; le guide sur la consultation par téléphone explique pourquoi ce paiement doit alerter.

Chemin 5 Les espèces

Votre situation

« J’ai payé en liquide, dans un cabinet ou lors d’un rendez-vous. »

Les espèces ne passent par aucun intermédiaire. Pour se faire rembourser un marabout payé en liquide, il reste celui qui a encaissé, et la justice : vos preuves comptent d’autant plus.

Ce qu’il faut faire

Rassemblez le relevé du retrait fait avant le rendez-vous, un reçu s’il existe, les messages qui fixaient la somme, l’adresse du cabinet, les témoins. Portez plainte, en ligne dans certains cas décrits plus bas. Si celui qui a encaissé a un nom et une adresse, ajoutez une mise en demeure.

Les preuves à garder pour se faire rembourser un marabout

Une banque, un commissariat ou un juge travaillent sur des pièces datées. Rassemblez-les avant de bloquer le moindre numéro, et gardez-en une copie hors de votre téléphone.

  • Les échanges : captures d’écran avec la date, l’heure et le numéro, messages vocaux, courriels, l’annonce qui vous a fait écrire.
  • Les paiements : relevés, ordres de virement, reçus de transfert, coupons et tickets, retraits d’espèces.
  • L’identité affichée : chaque nom, pseudonyme, numéro, adresse ou compte employé.
  • Les promesses : ce qui a été promis, et la liste des sommes réclamées, avec leurs dates et leurs motifs.
  • Les objets reçus : avec l’emballage et le bordereau d’envoi. Ne jetez rien.
  • Votre récit daté : écrivez aujourd’hui ce qui s’est passé, du premier contact au dernier versement.

Ces pièces servent trois fois : pour la banque, pour la plainte, et pour se faire rembourser un marabout devant la justice.

La mise en demeure : réclamer par écrit ce que vous avez versé

La mise en demeure est la lettre qui réclame officiellement le remboursement. C’est l’outil pour se faire rembourser un marabout qui a une identité et une adresse connues : un cabinet en France, un praticien déclaré. Envoyez-la après la banque et la plainte : écrite trop tôt, elle l’avertit avant que votre banque ait pu agir.

La DGCCRF en donne la forme dans sa page sur le règlement amiable d’un litige : un courrier recommandé avec accusé de réception, portant la mention « mise en demeure » et le délai laissé pour répondre. Gardez une copie et l’accusé de réception. Écrivez-y les faits, les dates, les sommes versées et la somme réclamée, sans menace : un juge pourra la lire.

Sans réponse, le conciliateur de justice, gratuit, peut aider à trouver un accord ; pour les litiges en dessous d’un certain montant, la loi demande d’ailleurs une tentative amiable avant de saisir le juge. Un praticien installé comme professionnel en France peut aussi être signalé sur SignalConso, la plateforme gratuite de la DGCCRF. Pour se faire rembourser un marabout installé en France, cette lettre devient la première pièce du dossier.

Porter plainte pour se faire rembourser un marabout : où et jusqu’à quand

La plainte mène vers une décision de justice, qui peut obliger celui qui a encaissé à réparer, et elle laisse une trace officielle.

  • Au commissariat ou à la gendarmerie de votre choix. Ils sont obligés d’enregistrer votre plainte. Vous recevez un récépissé, et une copie si vous la demandez.
  • En ligne, pour une escroquerie hors internet commise en France par une personne dont vous ignorez l’identité.
  • Sur THESEE, pour certaines escroqueries sur internet. Cette plateforme du ministère de l’Intérieur reçoit les plaintes des majeurs pour des situations précises, dont le chantage en ligne avec demande d’argent, et indique si votre cas peut y être déposé.
  • Par courrier au procureur de la République, au tribunal judiciaire du lieu des faits ou du domicile de l’auteur : votre état civil, un récit détaillé, le préjudice estimé, vos preuves.

Pour se faire rembourser un marabout par la voie pénale, retenez ce délai : pour un délit comme l’escroquerie, la prescription est de six ans à partir du jour des faits. La Banque de France conseille pourtant de porter plainte rapidement.

Demander réparation

Si l’auteur est poursuivi devant le tribunal correctionnel, vous pouvez vous constituer partie civile, dès la plainte, par courrier, ou à l’audience avant les réquisitions du procureur, sans avocat obligatoire. Selon Service Public, l’indemnisation peut couvrir les sommes escroquées et le préjudice moral : c’est la voie judiciaire pour se faire rembourser un marabout condamné.

La commission d’indemnisation des victimes d’infractions, la Civi, peut indemniser une victime d’escroquerie sous conditions : ressources sous un plafond, situation matérielle ou psychologique grave, aucune autre indemnisation possible. Elle se saisit dans les trois ans qui suivent les faits, ou dans l’année qui suit la décision pénale définitive ; son indemnisation est plafonnée. Si le condamné ne paie pas dans les deux mois, le Sarvi peut aider gratuitement à recouvrer les dommages et intérêts, sur demande faite au plus tard un an après la condamnation définitive.

Le piège de ceux qui promettent de vous faire rembourser un marabout

Une personne qui cherche à se faire rembourser un marabout est une cible : elle est pressée, elle a honte, elle croit volontiers celui qui promet une issue rapide. Trois figures reviennent, et toutes réclament un nouveau paiement.

« Notre cabinet récupère les fonds des victimes d’arnaque. Réglez les frais de dossier. »

L’Autorité des marchés financiers décrit des escrocs qui se font passer pour des avocats et proposent de récupérer l’argent perdu contre des honoraires. Son conseil : rappelez le cabinet à partir de coordonnées trouvées par vous-même.

« Je suis enquêteur. Il reste des frais à régler pour débloquer vos fonds. »

D’autres usurpent l’identité d’une autorité. L’AMF rappelle qu’elle ne demande jamais d’argent aux épargnants, et qu’en cas d’arnaque, seule la justice est habilitée à intervenir.

« Le premier marabout vous a mal travaillé. Je peux réparer, et faire revenir votre argent. »

C’est le second praticien. Il vend une réparation et une récupération que personne ne peut promettre, et il ouvre une seconde dette. Le guide sur le marabout puissant décrit cette surenchère.

Info Escroqueries, le 116 006 et le conciliateur de justice sont gratuits ; un avocat se choisit soi-même. Celui qui vous contacte de lui-même pour vous faire rembourser un marabout contre des frais vous expose à une seconde perte.

Ce que je fais quand on m’écrit après avoir été dépouillé

Quand vous m’écrivez pour vous faire rembourser un marabout, je lis tout, y compris les messages de l’autre praticien, et je vous réponds moi-même, gratuitement. Je vous aide à remettre vos démarches dans l’ordre du chemin de l’argent. Mon rôle s’arrête là où commence celui de la justice.

Je n’ouvre aucun travail payant tant que vous êtes sous la pression d’un autre : une décision prise dans cet état ne vous appartient pas tout à fait. Je ne travaille jamais contre celui qui a encaissé, et je n’accepte pas sa photographie. Pour vérifier qui je suis, servez-vous du guide pour reconnaître un faux marabout : il s’applique à moi comme à tout autre.

Comment se passe un échange avec moi après une perte

  1. Vous me racontez ce que vous avez payé, à qui et comment. Je vous dis par où commencer, et nous laissons retomber la pression avant tout travail.
  2. Vous m’envoyez votre nom, votre date de naissance et votre photographie. Le visage compte dans ma tradition. La photographie reste au temple, jamais publiée ni transmise ; je ne demande jamais de photographie intime, et je consulte des personnes majeures.
  3. Je pose le Fâ au temple de Sakété, gratuitement, puis je vous dis ce qu’il a montré.
  4. Si un travail se justifie, je vous l’écris : ce qui sera fait, où, par qui, et le prix, qui ne changera pas. Vous décidez après une nuit de sommeil.
  5. Je conduis le travail au temple, puis je vous rends compte. Je rassemble ce que le Fâ a demandé, je dépose les offrandes devant les vodun de ma maison, je verse les libations, je prie pour vous et je veille la nuit quand il le faut. Je reste joignable après.

Les questions que je pose après une perte d’argent

  • Sur ce qu’on vous a fait faire : quels gestes vous a-t-on demandés chez vous, et qu’avez-vous gardé ?
  • Sur ce qu’on vous a pris : avez-vous envoyé une photographie, un vêtement, une mèche de cheveux ?
  • Sur la peur : a-t-elle commencé avant le premier paiement, ou après un message annonçant un danger ?
  • Sur la personne désignée : vous a-t-on nommé un coupable dans votre famille ?
  • Sur la demande de départ : qu’espériez-vous au tout début ?

Ces questions séparent ce que la peur a fabriqué de ce qui demande un travail. Il arrive que l’examen montre que le danger annoncé servait seulement à vous faire payer : je vous le dis alors simplement, et l’affaire s’arrête là. La demande de départ reste entière : elle compte autant que l’envie de se faire rembourser un marabout, et le Fâ la regarde aussi. Les gestes du temple sont décrits sur la page consacrée aux rituels ; pour m’écrire, passez par la page de contact.

Mon engagement

« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »

Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Quand la perte relève d’abord du médecin ou des secours

Perdre de l’argent ainsi blesse deux fois : la somme, et la confiance en soi. Le sommeil se dérègle, la honte empêche d’en parler. Ces signes se montrent à un médecin : l’examen du Fâ ne remplace aucun soin.

  • Votre médecin : un sommeil qui ne revient pas, une angoisse à chaque notification, une honte qui isole.
  • 3114 : si des idées de mort vous traversent. Le numéro national de prévention du suicide répond à toute heure, gratuitement, par un professionnel du soin formé.
  • 17 : Police secours, si l’on vous menace, vous ou vos proches.
  • 15 : le SAMU, pour une urgence médicale ; le 112 est le numéro d’urgence européen.

Si l’on vous menace d’une malédiction parce que vous réclamez votre argent, lisez le guide sur le marabout qui fait chanter. Vouloir se faire rembourser un marabout est légitime, et la faute revient à celui qui a trompé.

Questions fréquentes pour se faire rembourser un marabout

Peut-on se faire rembourser un marabout ?

Parfois. Tout dépend du moyen de paiement et de la rapidité avec laquelle vous agissez. Tant que la banque, l’émetteur du coupon ou la société de transfert tient l’argent, il peut parfois être bloqué ou rappelé. Ensuite, il revient par celui qui l’a reçu, de lui-même ou sur décision de justice.

Ma banque peut-elle annuler un virement fait à un marabout ?

Un ordre de virement ne peut plus être annulé dès que votre banque l’a reçu, rappelle la Banque de France. Pour se faire rembourser un marabout payé par virement, demandez-lui sans attendre un retour des fonds au motif de fraude, et portez plainte vite.

J’ai payé un marabout par carte : puis-je contester ?

Si vous avez payé vous-même un service jamais rendu, demandez à votre banque si une contestation est possible auprès du réseau de la carte. Si des paiements ont été faits sans vous, faites opposition et signalez-les sur Perceval : la banque doit en principe les rembourser, dans la limite de 13 mois.

Peut-on se faire rembourser un marabout payé par coupons ?

Ce paiement est difficilement traçable. Appelez sans attendre le service client de l’émetteur, avec le code et le ticket, et demandez si le coupon a déjà servi et s’il peut encore être bloqué. Gardez tout pour la plainte. Je n’accepte jamais de coupons.

Où porter plainte pour se faire rembourser un marabout ?

Au commissariat ou à la gendarmerie de votre choix, qui doivent l’enregistrer ; en ligne dans certains cas, dont THESEE pour certaines escroqueries sur internet ; ou par courrier au procureur de la République. Pour un délit, la prescription est de six ans.

Un cabinet propose de récupérer mon argent contre des frais : que faire ?

Ne payez rien à un cabinet qui vous a contacté de lui-même : l’Autorité des marchés financiers décrit de faux avocats qui proposent de récupérer l’argent perdu contre des honoraires. Celui qui promet de vous faire rembourser un marabout contre des frais vous expose à une seconde perte.

Pouvez-vous faire un travail pour que le marabout me rende l’argent ?

Je ne travaille jamais contre une personne, et je ne contrains la volonté de personne, même de celui qui vous a pris votre argent. Ce qui peut l’obliger à rendre, c’est la justice. Je vous écoute gratuitement, et je n’ouvre aucun travail payant sous la pression d’un autre.

Jusqu’à quand peut-on se faire rembourser un marabout ?

Prévenez votre banque immédiatement. Un paiement par carte fait sans vous se conteste dans les 13 mois. Une plainte pour un délit se dépose dans les six ans. La Civi se saisit dans les trois ans après les faits, ou dans l’année qui suit la décision pénale définitive.

En résumé

  • Pour se faire rembourser un marabout, remontez le chemin de l’argent : votre main, l’intermédiaire, puis celui qui a encaissé.
  • Le jour même : plus aucun versement, les preuves à l’abri, un appel à l’intermédiaire du paiement.
  • Chaque moyen de paiement a son recours, et ceux de la banque demandent d’agir vite.
  • Plainte au commissariat, à la gendarmerie, en ligne dans certains cas, ou au procureur ; puis partie civile, et la Civi selon votre situation.
  • Ne payez personne pour vous faire rembourser un marabout. Avec moi, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil, prêtre du vodun

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.

Écrivez-moi : l’écoute est gratuite

Vous cherchez à vous faire rembourser un marabout ? Racontez-moi ce que vous avez payé, à qui et comment. Je vous réponds moi-même, je vous aide à remettre vos démarches dans l’ordre, et je n’ouvre aucun travail payant tant que vous êtes sous la pression d’un autre.

Écrire à Maître Luc

Ligne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.

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