Faut-il donner une photo à un marabout ? Pourquoi je la demande, et les quatre sceaux qui la protègent

Au temple de Sakété, au Bénin, le Fâ, l’art divinatoire du vodun, se pose sur trois choses que vous me confiez : votre nom, votre date de naissance et une photo de vous. Le visage compte dans ma tradition. Faut-il donner une photo à un marabout ? Pour l’examen que je conduis, oui, et je l’assume.

Si l’examen appelle un travail, je le conduis de mes mains au temple : offrandes, libations, prières aux vodun de ma maison, veillée. Votre photographie reste au temple. Je ne la publie pas, je ne la transmets à personne, et elle ne servira jamais à faire pression sur vous.

Je suis Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, connu en France sous le nom de Maître Luc. Beaucoup de personnes qui m’écrivent d’Europe hésitent au moment d’envoyer leur photo à un marabout qu’elles ne connaissent pas encore. Cette hésitation est saine : une photo confiée trop vite, à la mauvaise personne, peut devenir un moyen de chantage.

Ce guide dit pourquoi je demande une photo, laquelle, ce qu’elle devient et comment se déroule un travail avec moi. Il présente les quatre sceaux, des règles à exiger avant de confier une photo à un marabout, moi compris, et les démarches si un praticien garde ou publie vos images.

L’essentiel en trente secondes
  • Faut-il donner une photo à un marabout ? Avec moi, oui : joint à votre nom et à votre date de naissance, votre visage me permet de poser le Fâ, car il compte dans ma tradition.
  • La photo attendue est récente, de vous seul, le visage visible. Une photo prise au téléphone suffit.
  • Avant de confier une photo à un marabout, exigez quatre sceaux : le visage, l’accord, l’âge, le temple. Chez moi, elle reste au temple, jamais publiée, jamais transmise.
  • Je refuse trois sortes de photos : celle d’une personne qui ignore la démarche, toute photo intime, celle d’un enfant ou d’un mineur.
  • Vous ne payez ni l’écoute ni l’examen du Fâ. Un travail au temple, s’il se justifie, a un prix que je vous écris avant toute dépense.
  • Menace ou chantage sur vos photos : gardez les preuves, appelez le 17 en cas de danger, le 3018 si un mineur est visé.

Faut-il donner une photo à un marabout ? Pourquoi je vous la demande

On me demande souvent s’il faut vraiment envoyer une photo à un marabout. Je vous la demande parce que le visage compte dans ma tradition. L’examen du Fâ porte sur une personne précise, et je dois savoir sur qui je le pose. Trois éléments me le disent ensemble, et chacun a sa place.

  • Votre nom vous rattache à une famille et à une lignée. C’est le premier repère.
  • Votre date de naissance distingue deux personnes qui portent le même nom, ce qui arrive souvent dans une famille, d’une génération à l’autre.
  • Votre visage achève de situer la personne : vous, et personne d’autre.

Je vous reçois à distance. Vous m’écrivez de France, de Belgique, de Suisse ou du Canada, et je pose le Fâ au Bénin : la photo me donne le visage de la personne que je n’ai pas devant moi. Elle sert à l’examen, et à rien d’autre.

Ces trois éléments suffisent. Aucune pièce d’identité, aucune adresse, aucune coordonnée bancaire, aucun objet personnel ne vous sera demandé. Et ces trois éléments, je vous les demande au bon moment : après vous avoir écouté, quand je sais que votre demande relève de ma tradition. Donner une photo à un marabout avant même de lui avoir raconté votre histoire n’a aucune raison d’être.

Donner une photo à un marabout : laquelle, et comment l’envoyer

La photo que je vous demande répond à trois conditions : récente, de vous, le visage visible. Pour envoyer une photo à un marabout qui pose le Fâ, inutile d’aller chez un photographe ou de chercher une photo d’identité. Une photo prise au téléphone, chez vous, à la lumière du jour, convient très bien.

  • Récente. Elle vous montre tel que vous êtes aujourd’hui.
  • De vous. Vous seul sur l’image, sans conjoint à côté, sans enfant dans les bras, sans groupe autour. Si vous n’avez qu’une photo de groupe, prenez-en une nouvelle.
  • Le visage visible. De face ou presque, les yeux découverts, sans lunettes de soleil ni filtre qui change les traits.
  • Ordinaire et habillée. La photo que vous pourriez montrer à un collègue. Le visage suffit.

Envoyez-la vous-même, depuis votre téléphone ; une seule photo est nécessaire. Si vous hésitez encore à confier votre photo à un marabout, posez-moi d’abord vos questions : je vous réponds avant de recevoir quoi que ce soit.

Les quatre sceaux qui protègent votre photo

Donner une photo à un marabout, c’est lui confier votre image, et cela demande des règles. J’en tiens quatre, que j’appelle les quatre sceaux de la photo : le visage, l’accord, l’âge, le temple. Chacun ferme la porte à un usage abusif de votre image, et chacun protège quelqu’un.

Sceau 1 Le visage

Ce que l’on me demande

« Un praticien m’a dit qu’il fallait une photo du corps pour que le travail prenne. C’est vrai ? »

On me pose cette question parce que d’autres l’ont exigé. Certains réclament une photo en sous-vêtements, ou sans vêtements, au nom d’un rituel. Cette demande prépare presque toujours un chantage : n’envoyez plus la moindre photo à un marabout qui formule une telle demande.

Ma règle

Je demande le visage, sur une photo ordinaire et habillée. Je refuse toute photo intime : aucun examen du Fâ n’en a besoin, et aucun des gestes que je conduis au temple ne la demande. Ce sceau protège votre pudeur.

Sceau 2 L’accord

Ce que l’on me demande

« Je peux vous envoyer la photo de mon ex ? Il n’en saura rien. »

Cette demande revient souvent sur un site consacré à l’amour. On voudrait agir sur l’autre sans qu’il le sache, et certains praticiens acceptent volontiers : la personne visée ne se plaindra jamais, puisqu’elle ignore tout.

Ma règle

La photo que je reçois est la vôtre, et je refuse celle d’une personne qui ignore la démarche. Pour un retour affectif à distance, l’examen porte sur vous et sur le lien qui vous unit à la personne aimée, et le travail au temple aussi. Je ne contrains la volonté de personne. Ce sceau protège les autres, et il garde votre démarche droite.

Sceau 3 L’âge

Ce que l’on me demande

« Mon fils de quinze ans ne va pas bien. Je vous envoie sa photo ? »

Un parent inquiet est prêt à tout essayer, jusqu’à envoyer sa photo à un marabout qu’il ne connaît pas. Une photo d’enfant demande pourtant une prudence entière : une fois envoyée, elle échappe à celui qui l’a prise.

Ma règle

Je consulte des adultes, et je n’accepte aucune photo d’enfant ni de mineur. Si votre inquiétude porte sur un enfant, je vous reçois avec votre propre photo. Si un enfant est en danger, le 119 répond, gratuitement. Ce sceau protège les enfants.

Sceau 4 Le temple

Ce que l’on me demande

« Et si un jour j’arrête, que devient ma photo ? »

C’est la question à poser avant de donner une photo à un marabout, quel qu’il soit. Celles et ceux qui ont subi un chantage ailleurs me la posent, et ils ont raison.

Ma règle

Votre photo reste au temple. Elle n’en sort ni pour une publication, ni pour un envoi à quiconque, et elle ne deviendra jamais un moyen de pression, que vous poursuiviez avec moi ou que vous partiez. Vous pouvez arrêter à tout moment, sans un mot d’explication. Ce sceau protège la confiance que vous m’avez faite.

Votre photo n’apparaît nulle part ailleurs, ni sur ce site, ni sur mes réseaux. Les visages que l’on voit sur la page des avis clients vérifiés appartiennent à des personnes qui ont accepté de témoigner, à visage découvert, devant la caméra. Avant d’envoyer une photo à un marabout, vérifiez qu’il tient ces quatre sceaux, et demandez-le-lui par écrit.

Ce que l’examen du Fâ montre, et les questions que je pose ensuite

L’examen est le moment où donner une photo à un marabout qui pose le Fâ prend tout son sens. Une fois réunis votre nom, votre date de naissance et votre photo, je pose le Fâ au temple de Sakété, au calme, selon les règles de ma maison. L’examen est gratuit. Il dit si ce que vous vivez relève de ma tradition, d’où cela vient, et si un travail au temple se justifie.

Il désigne souvent un point que vous n’aviez pas mis en avant : une parole donnée par un aîné et jamais tenue, une union que les deux familles n’ont pas bénie, un nom de naissance que l’on a cessé de porter en arrivant en Europe. Il peut aussi montrer une épreuve de la vie, qui demande du temps et des proches, sans aucun rite. Je vous le dis alors, simplement.

Après l’examen, je vous pose des questions que l’on pense rarement à poser. Elles viennent de ce que le Fâ a montré, et elles le situent dans votre vie réelle.

  • Sur votre nom. Portez-vous le nom d’un aïeul ? Vous a-t-on donné, à la naissance, un autre nom que vous n’employez plus ?
  • Sur votre date. La date de vos papiers est-elle celle de votre naissance, ou une date déclarée plus tard ? Pour des personnes nées au pays, il arrive que les deux diffèrent.
  • Sur vos photos. Avez-vous déjà envoyé une photo à un marabout, ou à un voyant, pour un travail ? Que vous a-t-on demandé ensuite ?
  • Sur la personne aimée. Sait-elle que vous consultez ? Que dirait-elle si elle l’apprenait ?
  • Sur votre téléphone. Qui, autour de vous, peut lire vos messages et voir vos photos ?
  • Sur la suite. Que ferez-vous si l’examen ne montre rien à travailler ?

Il arrive qu’une seule réponse remette tout en place, avant même qu’il soit question d’un travail. Quand rien n’est de mon ressort, je vous le dis franchement, sans rien vous demander. La force d’un praticien se voit à cette précision ; le guide sur le marabout puissant montre où la chercher.

Comment se déroule un travail avec moi, de la photo au temple

Je suis marabout et prêtre du vodun : je conduis des rituels au temple, et j’adresse mes prières aux vodun de ma maison pour les personnes qui me consultent. Voici le chemin, étape par étape, quand vous choisissez de confier votre photo à un marabout qui travaille ainsi. Aucune étape ne vous engage avant un cadre écrit.

  1. Vous m’écrivez ou vous m’appelez. Vous racontez ce qui vous amène, avec vos mots, et ce qu’on vous a peut-être promis ailleurs. Je vous réponds moi-même ; le guide sur le marabout par téléphone décrit ce premier appel.
  2. Je vous dis si votre demande est de mon ressort. Une urgence de santé, une violence, un projet de nuire à quelqu’un s’arrêtent là, et je vous oriente.
  3. Votre nom, votre date de naissance, votre photo. Rien d’autre. C’est à ce moment, et à ce moment seulement, que vous confiez votre photo à un marabout, par message, souvent sur WhatsApp.
  4. Je pose le Fâ au temple de Sakété. L’examen est gratuit, et il porte sur vous.
  5. Le compte rendu de l’examen. Ce que le Fâ a vu, ce qu’il n’a pas vu, ce qui relève d’un autre métier, puis viennent mes questions.
  6. Quand un travail se justifie, vous recevez un cadre écrit. Les gestes prévus, le lieu, celui qui les accomplit, et un prix arrêté avant toute dépense, qui restera le même.
  7. Vous dormez une nuit avant de répondre. Je vous le demande moi-même : la nuit porte conseil, et la décision reste la vôtre.
  8. Je conduis le travail au temple, et je vous en rends compte. Les offrandes, les libations, les prières aux vodun de ma maison et, quand le Fâ la demande, la veillée de nuit. Je reste joignable ensuite.

Un travail se prépare. Je réunis ce que le Fâ a demandé, selon les cas la noix de cola, l’huile rouge, la boisson des libations, puis je conduis chaque geste de mes mains, devant les vodun de ma maison, avec les prières qui leur reviennent. Les gestes du temple sont présentés sur la page consacrée aux rituels. Rien n’est à reproduire de votre côté : ces pratiques se transmettent dans une maison, de celui qui les a reçues à celui qui les apprend, avec leurs interdits.

Mon engagement

« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »

Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Envoyer une photo à un marabout inconnu : les trois risques réels

Une photo voyage vite, et elle ne revient jamais. Avant de remettre une photo à un marabout inconnu, trouvé sur une annonce ou sur un réseau social, connaissez les trois usages que des escrocs en font. Les connaître suffit souvent à s’en protéger.

Le chantage

Le premier risque est la menace : « si vous arrêtez de payer, votre famille verra vos photos », ou « le travail se retournera contre vous ». Envoyer une photo à un marabout malhonnête, c’est lui donner une prise sur vous, et chaque versement en appelle un autre. Le guide sur le marabout qui fait chanter explique comment en sortir, dans l’ordre. Si vous venez de payer quelqu’un qui vous presse encore, je vous écoute gratuitement, et je n’accepte aucun paiement tant que cette pression dure.

La photo intime

Le deuxième risque commence par une demande : une photo du corps, ou une photo intime, « pour que le rituel prenne ». Cybermalveillance.gouv.fr appelle ce piège la sextorsion, un chantage à caractère sexuel pour soutirer de l’argent ; sa fiche sur la sextorsion conseille de ne pas payer, de cesser de répondre et de conserver les preuves. Diffuser une photo ou une vidéo à caractère sexuel sans l’accord de la personne est puni, même si l’image avait été obtenue avec son accord.

L’usurpation d’identité

Le troisième risque est le moins connu. Votre nom, votre date de naissance et votre visage permettent de se faire passer pour vous : un faux profil, un message à vos proches, une autre escroquerie habillée de votre image. Le ministère de l’Économie le rappelle : utiliser le nom ou la photo d’une personne pour lui nuire est un délit, y compris sur un réseau social. C’est pour cela que je ne demande que ces trois éléments, et qu’ils restent au temple.

Ces trois risques ont la même porte d’entrée : une photo à un marabout dont on ne sait rien, envoyée trop tôt. Avant tout envoi, demandez qui il est, où il travaille, et ce qu’il fera de votre image. Les épreuves du guide pour reconnaître un faux marabout valent pour moi comme pour tout autre.

Les demandes de photo qui doivent vous arrêter

Certaines demandes devraient vous arrêter net avant de donner une photo à un marabout. Elles reviennent dans les messages que l’on me montre après une mauvaise expérience. Ce tableau les rassemble, avec ce qu’elles préparent et ce que je fais.

Ce que l’on vous demandeCe que cela prépareCe que je fais
« Envoyez une photo de vous en sous-vêtements, pour le rituel. »Un chantage à caractère sexuel.Je demande le visage, sur une photo habillée.
« Envoyez la photo de votre ex, il n’en saura rien. »Un travail dans le dos de quelqu’un, et une prise sur vous.Je travaille avec votre photo, sur vous et sur le lien.
« Ajoutez la photo de vos enfants, pour protéger la famille. »Une pression qui passera par vos proches.Je consulte des adultes, sans aucune photo d’enfant ni de mineur.
« Il me faut aussi la copie de votre pièce d’identité. »Une usurpation d’identité.Nom, date de naissance, photo : rien d’autre.
« Envoyez d’abord la photo, on parlera ensuite. »Une collecte d’images avant toute écoute.Je vous écoute d’abord, et je demande la photo ensuite.
« Si vous arrêtez, vos photos circuleront. »Un chantage déclaré.Votre photo reste au temple, que vous poursuiviez ou non.

Une seule de ces demandes suffit pour arrêter l’échange et garder les preuves. Si vous avez déjà envoyé votre photo à un marabout qui vous a demandé l’une de ces choses, la partie suivante vous dit quoi faire.

Si un praticien garde ou publie vos photos : les démarches

Si vous avez envoyé une photo à un marabout qui la garde pour vous menacer, ou qui la publie, vous avez des recours : la loi protège la personne photographiée. Voici ce que disent les pages officielles, dans l’ordre où je vous conseille d’agir.

  1. Gardez les preuves. Faites des captures d’écran des messages et des menaces, avec la date et le numéro visibles. Notez l’adresse des pages où l’image apparaît, gardez les reçus de paiement. N’effacez rien, même ce qui vous fait honte.
  2. Ne payez plus, et cessez de répondre. Chaque versement prouve au maître chanteur que sa menace fonctionne.
  3. Demandez le retrait de l’image. Écrivez au site, au réseau social ou au service qui la publie pour qu’il la dépublie. La CNIL décrit la démarche, avec un modèle de courrier, sur sa page Demander le retrait de votre image en ligne. Sans réponse satisfaisante sous un mois, vous pouvez lui adresser une plainte en ligne.
  4. Signalez le contenu. Un contenu illicite publié sur internet se signale sur internet-signalement.gouv.fr, le portail officiel Pharos du ministère de l’Intérieur.
  5. Si la personne visée est mineure, appelez le 3018. Ce numéro contre le cyberharcèlement et les violences numériques est gratuit, anonyme et confidentiel. Il aide notamment à demander la suppression des contenus diffusés sans accord.
  6. Portez plainte. Dans le commissariat ou la brigade de gendarmerie de votre choix, ou par écrit au procureur de la République. La présence d’un avocat n’est pas obligatoire. La fiche du ministère de la Justice sur le droit à l’image détaille vos droits.

Même si vous avez confié votre photo à un marabout établi à l’étranger, ou qui a changé de nom depuis, la plainte laisse une trace officielle. Vos autres droits face à un praticien sont détaillés dans le guide consacré au marabout et à la loi française.

Quand la peur d’une photo relève d’abord du médecin ou des secours

Avoir envoyé une photo à un marabout qui menace de la publier peut couper le sommeil, l’appétit, l’envie de sortir. Si l’angoisse s’installe, parlez-en à votre médecin : aucun examen du Fâ ne tient lieu de soin, et je ne vous conseillerai jamais d’interrompre un traitement.

  • 17 : police secours, en cas de menace, de chantage ou de danger immédiat. Le 112, numéro d’urgence européen, répond aussi.
  • 119 : l’enfance en danger, un appel gratuit et confidentiel, si un mineur est concerné.
  • 3018 : les violences numériques et le cyberharcèlement, gratuit, anonyme et confidentiel.
  • 3114 : la ligne nationale de prévention du suicide, gratuite et joignable à toute heure, si des idées de mort vous traversent.
  • 15 : le SAMU, pour une urgence médicale.

Appeler l’un de ces numéros ne vous ferme aucune porte. Une fois en sécurité, vous pourrez m’écrire pour ce qui relève de ma tradition.

Questions fréquentes : donner sa photo à un marabout

Faut-il donner une photo à un marabout ?

Pour l’examen que je conduis, oui. Le Fâ se pose sur trois éléments, votre nom, votre date de naissance et votre photo : le visage compte dans ma tradition, et les trois ensemble situent la personne sur qui porte l’examen. Avant de confier votre photo à un marabout, quel qu’il soit, demandez-lui ce qu’elle deviendra.

Quelle photo envoyer à un marabout ?

Une photo récente, de vous seul, le visage visible, de face ou presque, sans lunettes de soleil ni filtre. Une photo prise au téléphone, à la lumière du jour, convient très bien. Je ne demande jamais de photo du corps, ni de photo intime.

Est-il dangereux d’envoyer sa photo à un marabout ?

Le risque dépend de celui qui la reçoit. Une photo à un marabout inconnu peut servir à un chantage, à une sextorsion ou à une usurpation d’identité. Avant tout envoi, demandez où elle ira, ce qu’elle deviendra si vous arrêtez, et ce que le praticien refuse.

Puis-je envoyer la photo de mon ex ou de mon conjoint ?

Je n’accepte pas la photo d’une personne qui ignore la démarche. Pour un retour affectif, je travaille avec votre photo, sur vous et sur le lien qui vous unit à cette personne. Je ne contrains la volonté de personne.

Que devient ma photo après la consultation ?

Elle reste au temple de Sakété, sans publication ni transmission, et elle ne deviendra jamais un moyen de pression, que vous poursuiviez avec moi ou non. Avant de donner une photo à un marabout, posez-lui toujours cette question.

Faut-il envoyer sa photo dès le premier message ?

Je vous écoute d’abord, et je vérifie que votre demande entre dans ma tradition. Ensuite seulement viennent votre nom, votre date de naissance et votre photo. Rien ne justifie de donner sa photo à un marabout qui ne vous a pas encore écouté.

Acceptez-vous la photo d’un enfant ?

Je consulte des adultes, et je n’accepte aucune photo d’enfant ni de mineur. Si votre inquiétude porte sur un enfant, je vous reçois avec votre propre photo. Ne confiez sous aucun prétexte sa photo à un marabout, quel qu’il soit. Si un enfant est en danger, appelez le 119, gratuit et confidentiel.

Un praticien menace de publier mes photos : que faire ?

Ne payez plus, cessez de répondre, gardez toutes les preuves, puis portez plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Un contenu illicite en ligne se signale sur internet-signalement.gouv.fr, le portail Pharos. Le retrait d’une image se demande au site qui la publie, avec l’appui de la CNIL. Si un mineur est visé, appelez le 3018 ; en cas de danger, le 17.

En résumé

  • Avec moi, donner une photo à un marabout a une raison précise : le visage compte dans ma tradition, et, joint à votre nom et à votre date de naissance, il situe la personne sur qui je pose le Fâ.
  • Pour donner une photo à un marabout qui pose le Fâ, une image récente de vous seul, le visage visible, prise au téléphone, suffit.
  • Les quatre sceaux, le visage, l’accord, l’âge et le temple, sont à exiger de quiconque reçoit votre photo. Chez moi, elle reste au temple, jamais publiée, jamais transmise, jamais un moyen de pression.
  • Envoyer une photo à un marabout inconnu expose à trois risques : le chantage, la sextorsion, l’usurpation d’identité.
  • Si l’on garde ou publie vos photos : preuves, demande de retrait, signalement sur Pharos, plainte ; le 3018 pour un mineur, le 17 en cas de menace.
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil, prêtre du vodun

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.

Écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits

Vous hésitez à confier votre photo à un marabout ? Écrivez-moi d’abord : je vous réponds moi-même, puis je pose le Fâ au temple et je vous dis franchement ce qu’il montre.

Écrire à Maître Luc

Ligne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.

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