Marabout et loi française : ce qui est légal, ce qui est puni, et vos recours

Au temple de Sakété, au Bénin, je pose le Fâ et je conduis moi-même les gestes que l’examen appelle : offrandes, libations, prières aux vodun, veillées. Les personnes qui me consultent depuis Paris vivent, elles, sous la loi française. Ce cadre, je le respecte, et je tiens à ce que vous le connaissiez : il a été pensé pour vous protéger.

Avant tout geste, je vous écris le cadre et le prix. Je ne promets rien avant l’examen, je ne vous demande rien tant que vous n’avez pas lu ce cadre, et je ne remplace jamais un médecin. Ces règles sont les miennes, et la loi française les rend aussi nécessaires.

Je suis Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ, connu en France sous le nom de Maître Luc. On me pose souvent la même question, parfois à voix basse : « Est-ce que c’est légal, de consulter un marabout ? » La question est légitime, et elle en cache souvent une autre : « Si l’on m’a trompé, est-ce que je peux faire quelque chose ? »

Ce guide répond aux deux. Il explique ce que la loi française autorise, ce qu’elle punit, comment reconnaître une promesse qu’elle considère comme trompeuse, et vers qui vous tourner si vous avez été victime. Il ne remplace pas l’avis d’un avocat, mais il vous donne les repères pour savoir où vous en êtes.

L’essentiel en trente secondes
  • Consulter un marabout est légal en France, et la loi française protège la liberté de croire.
  • La loi française punit les actes : l’escroquerie, l’abus de faiblesse, le chantage, l’extorsion, les pratiques commerciales trompeuses, l’exercice illégal de la médecine.
  • Depuis 2024, la provocation à abandonner un traitement est aussi un délit.
  • Un prix doit être annoncé avant le service ; une promesse de résultat est un signal d’alerte.
  • En cas de tromperie : plainte, SignalConso, Info Escroqueries au 0 805 805 817, France Victimes au 116 006.

Oui. Aucune disposition de la loi française n’interdit de consulter un marabout, un voyant, un devin ou un prêtre d’une religion traditionnelle. Vous pouvez demander un examen, recevoir un conseil, accepter un rituel, et payer pour un service, comme pour n’importe quelle autre prestation.

De la même façon, exercer cette activité est légal. En France, les praticiens de la divination et des pratiques spirituelles exercent le plus souvent sous le statut de micro-entrepreneur, déclarent leurs revenus et paient leurs cotisations comme les autres travailleurs indépendants. Rien, dans la loi française, ne réserve cette activité à une profession réglementée.

Cette liberté a une contrepartie. Parce que l’activité est libre, ceux qui l’exercent restent soumis à toutes les règles ordinaires : le droit pénal, le droit de la consommation, le droit de la santé, la protection des données. Un marabout n’a pas plus de droits qu’un autre commerçant, et il n’en a pas moins. C’est précisément là que se trouvent vos protections.

Retenez donc deux choses. Vous ne commettez aucune faute en consultant. Et si l’on vous a trompé, menacé ou exploité, la loi française vous donne des recours, quelle qu’ait été votre démarche au départ.

La croyance, libre devant la loi française

La France protège la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. La loi de 1905, qui fonde la laïcité, protège la liberté de croire, de pratiquer et de consulter selon sa religion ou ses convictions. L’État ne reconnaît aucun culte en particulier, et il n’en condamne aucun.

Il en découle un point important, que l’on comprend mal : un juge examine des actes. Ce qui a été dit, promis, demandé, payé, menacé. L’existence des vodun, la valeur d’un examen du Fâ ou la réalité d’un envoûtement restent hors de son office.

C’est ce qui rend la loi française à la fois respectueuse et protectrice. Elle laisse votre croyance libre, et elle sanctionne celui qui s’en sert pour vous tromper, vous exploiter ou vous faire peur. Une personne qui croit sincèrement aux vodun reste pleinement protégée contre un faux praticien qui abuse d’elle au nom des vodun.

Ce que la loi française demande à un praticien

Un praticien qui reçoit des clients en France, ou qui leur vend un service à distance, doit respecter plusieurs obligations. Ce sont celles de tout professionnel face à un consommateur.

  • Informer sur le prix avant le service. Le Code de la consommation impose d’informer le client du prix avant qu’il ne s’engage. Un prix annoncé après coup, ou qui change en cours de route, est contraire à cette règle.
  • Décrire le service. Le client doit savoir ce qu’il achète : en quoi consiste la prestation, qui la réalise, dans quel délai elle commence.
  • Ne pas tromper. Une affirmation fausse ou trompeuse sur les résultats, les qualités ou la nature du service constitue une pratique commerciale trompeuse, interdite par le Code de la consommation.
  • Respecter le délai de rétractation à distance. Pour un service vendu à distance, la loi prévoit en principe un délai de rétractation de quatorze jours, avec des exceptions, notamment quand le service a été pleinement exécuté avec votre accord exprès.
  • Protéger vos données. Votre nom, votre date de naissance et votre photographie sont des données personnelles. Vous avez le droit de savoir ce qu’on en fait et d’en demander l’effacement.

Ces règles donnent des repères simples. Un praticien qui refuse d’écrire son prix, qui ne dit pas ce qu’il va faire, ou qui garde vos photographies malgré votre demande vous montre déjà comment il travaille.

Ce que la loi française punit

Au-delà des règles du commerce, la loi française prévoit des délits qui visent directement les abus que l’on rencontre dans ce métier. Voici ceux que je cite le plus souvent aux personnes qui m’écrivent après une mauvaise expérience.

Délit 1 L’escroquerie

L’article 313-1 du Code pénal punit le fait de tromper une personne, par des manœuvres frauduleuses, pour lui faire remettre de l’argent ou un bien. Faire croire à un danger inventé pour vendre un rituel, ou se présenter sous une fausse qualité pour inspirer confiance, peut relever de l’escroquerie.

Délit 2 L’abus de faiblesse

L’article 223-15-2 du Code pénal punit le fait de profiter de l’ignorance ou de la faiblesse d’une personne, par exemple en raison d’une détresse, d’une maladie ou d’une sujétion, pour lui faire faire ce qui lui nuit gravement. Exiger des sommes répétées d’une personne effondrée par un deuil ou une rupture peut en relever.

Délit 3 Le chantage et l’extorsion

Les articles 312-10 et 312-1 du Code pénal punissent le fait d’obtenir de l’argent en menaçant de révéler des faits qui portent atteinte à l’honneur, ou par la violence, la menace ou la contrainte. Menacer de publier des photographies, ou de lancer une malédiction si le client arrête de payer, entre dans ce cadre. Le guide sur le marabout qui fait chanter détaille les gestes à faire.

Délit 4 L’exercice illégal de la médecine

Le Code de la santé publique punit le fait de poser des diagnostics ou de traiter des maladies sans être médecin. Un praticien qui prétend diagnostiquer une maladie, prescrire un remède à avaler ou soigner à la place d’un médecin sort du cadre légal.

Délit 5 La provocation à abandonner un traitement

La loi du 10 mai 2024 visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires a créé un délit de provocation à l’abandon ou à l’abstention de soins. Conseiller à une personne malade d’arrêter son traitement, ou de ne pas se soigner, au profit d’un rite, est désormais puni.

Délit 6 La sujétion psychologique

La même loi a créé le délit de placement ou de maintien dans un état de sujétion psychologique : exercer sur une personne des pressions graves ou répétées qui altèrent son jugement et lui causent un préjudice grave. Une emprise organisée, qui coupe la personne des siens et la fait payer sans fin, peut en relever.

Ces textes sont punis de peines de prison et d’amendes, et certains prévoient des circonstances aggravantes quand la victime est particulièrement vulnérable. Ils s’appliquent quelle que soit la religion ou la tradition invoquée par leur auteur.

Les délits en un tableau

Ce tableau résume, pour chaque délit, une situation typique et le premier geste à faire. Il ne remplace pas l’analyse d’un avocat, qui seul peut qualifier précisément ce que vous avez vécu.

Ce que la loi française punitUne situation typiqueLe premier geste
EscroquerieOn vous invente un danger pour vous vendre un rituel.Cesser de payer, garder les preuves, porter plainte.
Abus de faiblesseOn vous fait payer encore et encore pendant un deuil.En parler à un proche, porter plainte.
Chantage, extorsionOn menace de publier vos photos ou de vous maudire.Ne rien verser, tout garder, porter plainte.
Pratique trompeuseOn vous promet un résultat certain dans un délai fixé.Signaler sur SignalConso, garder l’annonce.
Exercice illégal de la médecineOn prétend diagnostiquer ou soigner votre maladie.Consulter un médecin, signaler.
Abandon de soins provoquéOn vous conseille d’arrêter un traitement.Reprendre l’avis du médecin, signaler.

Les promesses que la loi française considère comme trompeuses

Les annonces de faux marabouts se ressemblent toutes. On les trouve sur des cartes distribuées dans la rue, sur des sites, sur les réseaux sociaux. Leur point commun : elles promettent ce que personne ne peut promettre. Au regard de la loi française, ces promesses peuvent constituer des pratiques commerciales trompeuses.

  • La promesse d’un résultat certain, en amour, en argent, en santé, comme si la vie et la liberté des autres pouvaient s’acheter.
  • La promesse d’un délai fixé, en heures ou en jours, pour le retour d’une personne ou la fin d’un problème.
  • Les pourcentages de réussite et les nombres de cas réglés, que personne ne peut vérifier.
  • La promesse de remboursement si rien ne change, qui rassure au moment de payer et ne se tient presque jamais.
  • Les titres que l’on s’attribue : grandeur, puissance, renommée mondiale, sans rien qui les vérifie.

Je n’emploie aucune de ces promesses, et je vous invite à fuir ceux qui les emploient. Le guide pour reconnaître un faux marabout propose sept épreuves simples à faire passer avant de payer, et elles s’appliquent à moi comme à tout autre.

La santé, ligne rouge de la loi française et de ma pratique

La loi française est particulièrement ferme sur la santé, et elle a raison. Des personnes ont perdu la vie, ou des années de vie, parce qu’un praticien leur avait conseillé de renoncer à un traitement. Depuis 2024, ce conseil est un délit à part entière.

Ma pratique va dans le même sens, et depuis toujours. Je ne pose aucun diagnostic, je ne prescris rien à avaler ni à appliquer sur la peau, et je ne dis jamais à quelqu’un d’arrêter ou d’espacer un traitement. Quand une personne m’écrit pour un symptôme, je lui demande d’abord si elle a vu un médecin. Si elle ne l’a pas fait, je lui demande de le faire avant toute chose.

L’examen du Fâ peut accompagner un parcours de soin : il regarde ce qui, dans la vie et dans la lignée, pèse en même temps que la maladie. Il ne le remplace jamais. Et pour une urgence, le 15 ou le 112 passent avant tout.

Payer un praticien sans perdre tout recours

Le moyen de paiement que l’on vous impose dit souvent beaucoup de l’intention de celui qui l’impose. La loi française ne vous interdit aucun moyen de paiement, mais certains vous laissent sans aucune trace, donc sans aucun recours.

  • Les coupons de recharge prépayée, achetés au bureau de tabac et dont on vous demande de lire le code : ils ne laissent aucune trace utile et ne se remboursent pas. Je ne les accepte jamais, et c’est le moyen préféré des escrocs.
  • Les virements vers un tiers, « un cousin », « un associé », « le compte du temple » à un autre nom : vous ne savez plus qui vous payez.
  • Les espèces sans reçu, remises à un intermédiaire : il n’en reste rien le jour où vous voudriez prouver ce que vous avez versé.
  • Les cryptomonnaies, demandées « pour la discrétion » : elles rendent le retour de l’argent presque impossible.

Préférez toujours un moyen qui laisse une trace à votre nom, et gardez le message où figure le prix convenu. Si vous constatez un débit que vous n’avez pas autorisé, prévenez votre banque sans attendre : les délais pour contester une opération comptent.

Quand le praticien vit à l’étranger

Beaucoup de praticiens qui travaillent avec la France vivent ailleurs, en Afrique de l’Ouest notamment. C’est mon cas : je pratique au temple de Sakété, au Bénin. Cette distance ne place personne au-dessus de la loi française quand il s’adresse à des personnes qui vivent en France.

Si vous avez été trompé par un praticien installé à l’étranger, la plainte en France reste possible et utile. Elle laisse une trace officielle, elle peut conduire à bloquer un numéro, un compte ou une page, et elle protège d’autres victimes. Gardez simplement à l’esprit que les recherches prennent plus de temps quand l’auteur vit hors de France.

Cette distance a une autre conséquence, très concrète : vous ne pouvez pas vérifier sur place qui vous parle. C’est pourquoi l’écrit compte tant. Un praticien sérieux, où qu’il vive, vous écrit son cadre et son prix, répond à vos questions, et accepte que vous vérifiiez qui il est avant de payer.

Mineurs et personnes protégées : une protection renforcée

La loi française protège plus fortement les personnes les plus fragiles. Les peines prévues pour l’abus de faiblesse et l’escroquerie s’alourdissent quand la victime est particulièrement vulnérable, en raison de son âge, d’une maladie ou de sa situation.

  • Les mineurs. Un mineur ne peut pas s’engager seul dans une dépense importante. Je ne consulte que des personnes majeures, et j’oriente un adolescent qui m’écrit vers un adulte de confiance ou vers les services faits pour lui.
  • Les personnes sous tutelle ou sous curatelle. Les engagements qu’elles prennent seules peuvent être contestés. Si un proche protégé a payé un praticien, parlez-en à son tuteur ou à son curateur.
  • Les personnes en grande détresse. Un deuil récent, une maladie grave, une séparation brutale rendent vulnérable. Je refuse d’engager un travail payant avec une personne qui, à ce moment-là, n’est pas en état de décider librement.

Vos recours si vous avez été trompé

Si vous pensez avoir été victime d’un faux marabout, voici les recours que la loi française met à votre disposition, dans l’ordre où je vous conseille de les utiliser.

  1. Cesser tout paiement. Quoi qu’on vous dise, aucun versement supplémentaire ne réparera ce qui a été fait.
  2. Rassembler les preuves. Annonces, messages, captures d’écran datées, reçus, relevés bancaires, numéros de téléphone, noms utilisés.
  3. Porter plainte. Au commissariat ou à la gendarmerie, ou en ligne pour une escroquerie sur internet, par la plateforme Thésée. La page du ministère de la Justice consacrée aux victimes d’arnaque détaille les démarches.
  4. Signaler la pratique commerciale. Le site SignalConso, de l’administration chargée de la protection des consommateurs, reçoit les signalements de pratiques trompeuses.
  5. Vous faire conseiller. Le numéro Info Escroqueries, le 0 805 805 817, gratuit, vous oriente. Le 116 006, numéro de France Victimes, vous met en relation avec une association d’aide aux victimes.
  6. Signaler une emprise. Si vous pensez qu’un proche est sous l’emprise d’un praticien, la Miviludes, chargée de la lutte contre les dérives sectaires, reçoit les signalements.
  7. Demander réparation. Un avocat peut vous aider à réclamer le remboursement des sommes versées. Selon vos ressources, l’aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie de ses honoraires.

Ces recours restent ouverts même si vous avez payé volontairement, même si vous avez honte, même si le praticien vit à l’étranger. Et méfiez-vous de quiconque vous propose de « récupérer votre argent » contre un nouveau paiement : c’est une seconde escroquerie, qui vise ceux qui viennent d’être escroqués.

Mon engagement

« Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. »

Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Comment je travaille dans le cadre de la loi française

Voici, concrètement, comment se déroule une consultation avec moi, et comment chaque étape rejoint ce que la loi française attend d’un praticien honnête.

  1. L’écoute, gratuite. Vous m’exposez votre situation, par message ou par téléphone. Vous ne payez rien.
  2. L’examen du Fâ, gratuit. Sur votre nom, votre date de naissance et votre photographie, que vous me confiez et qui restent au temple.
  3. Le compte rendu. Je vous dis ce que l’examen a montré. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis, et vous ne me devez rien.
  4. Le cadre et le prix, par écrit. Si un travail se justifie, je vous écris ce qui sera fait, par qui, où, et pour quel prix, avant toute dépense. Le prix ne change pas.
  5. Votre décision, libre. Vous prenez le temps qu’il faut, vous pouvez en parler à qui vous voulez, et vous pouvez refuser.
  6. Le travail au temple, puis le compte rendu. Je conduis moi-même les gestes à Sakété et je vous dis ce qui a été fait.

À chaque étape, s’ajoutent les règles que je ne transige jamais : aucune promesse de résultat, aucune date annoncée, aucun travail contre une personne, aucune consultation pour un mineur ni pour un tiers qui l’ignore, aucun conseil sur un traitement médical. Vous pouvez aussi me demander, à tout moment, d’effacer votre photographie et vos informations. La page de présentation dit qui je suis, et la page d’avertissement légal rappelle le cadre de ce site.

Questions fréquentes sur le marabout et la loi française

Est-il légal de consulter un marabout en France ?

Oui. Aucune disposition de la loi française n’interdit de consulter un marabout, un voyant ou un prêtre d’une religion traditionnelle, et la liberté de croire est protégée. Ce sont les abus que la loi punit : escroquerie, abus de faiblesse, chantage, pratiques trompeuses.

Un marabout a-t-il le droit de promettre un résultat ?

Une promesse de résultat certain, de délai fixé ou de remboursement si rien ne change peut constituer une pratique commerciale trompeuse. Personne ne peut promettre ce qui dépend de la vie et de la liberté des autres. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après.

Un marabout doit-il annoncer son prix à l’avance ?

Oui. Le Code de la consommation impose d’informer le client du prix avant qu’il ne s’engage. Avec moi, le cadre et le prix vous sont écrits avant toute dépense, et ils ne changent pas en cours de route.

Peut-on porter plainte contre un marabout ?

Oui, au commissariat ou à la gendarmerie, ou en ligne par la plateforme Thésée pour une escroquerie sur internet. La plainte reste possible même si vous avez payé volontairement au début, et même si le praticien vit à l’étranger.

Peut-on se faire rembourser par un marabout ?

Un avocat peut vous aider à réclamer les sommes versées, et l’aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie de ses honoraires selon vos ressources. Méfiez-vous de quiconque propose de récupérer votre argent contre un nouveau paiement : c’est une seconde escroquerie.

Un marabout peut-il me conseiller d’arrêter un traitement ?

Non. Depuis la loi du 10 mai 2024, la provocation à l’abandon ou à l’abstention de soins est un délit. Je ne donne jamais de conseil sur un traitement médical : la santé passe d’abord par un médecin.

Que faire si un proche est sous l’emprise d’un marabout ?

Gardez le lien avec lui sans le juger, rassemblez ce que vous savez, et signalez la situation à la Miviludes, chargée de la lutte contre les dérives sectaires. Le 116 006, numéro de France Victimes, peut aussi vous conseiller.

Qui contacter en cas d’arnaque ?

Le numéro Info Escroqueries, le 0 805 805 817, gratuit, vous oriente. SignalConso reçoit les signalements de pratiques commerciales trompeuses. En cas de menace ou de danger, appelez le 17.

En résumé

  • Consulter un marabout est légal, et la loi française protège la liberté de croire.
  • La loi française punit les actes : escroquerie, abus de faiblesse, chantage, extorsion, pratiques trompeuses, exercice illégal de la médecine, abandon de soins provoqué, sujétion psychologique.
  • Un prix s’annonce avant le service, par écrit ; une promesse de résultat ou de délai est un signal d’alerte.
  • En cas de tromperie : cessez de payer, gardez les preuves, portez plainte, signalez sur SignalConso, appelez le 0 805 805 817 ou le 116 006.
  • La santé passe toujours par un médecin, et par le 15 en cas d’urgence.
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil, prêtre du vodun

L’auteurWêtê Agbonon, dit Maître Luc, est marabout et prêtre du vodun, initié par transmission familiale, bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, où il pratique depuis plus de trente ans. Il est apparu dans un reportage de France 24. Son parcours.

Consultez dans un cadre écrit

L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits. Si un travail se justifie, je vous écris le cadre et le prix avant toute dépense. Je ne promets rien avant l’examen.

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Ligne France : +33 6 44 69 51 14, par téléphone ou sur WhatsApp. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ.

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